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Société

Paris : onze associations humanitaires s'unissent pour dénoncer le harcèlement policier des migrants

lundi 25 juin 2018 à 17:23 Par Martine Bréson, France Bleu Paris et France Bleu

Onze associations humanitaires ont publié ce lundi un communiqué pour dénoncer le harcèlement policier contre les migrants qui a lieu depuis le démantèlement des camps à Paris et Saint-Denis. Elles réclament aussi une politique migratoire ambitieuse et humaine.

Un camp de migrants évacué à Paris il y a quelques semaines.
Un camp de migrants évacué à Paris il y a quelques semaines. - AlFa92

Paris, Île-de-France, France

Les derniers démantèlements de camps de migrants à Paris n'ont rien réglé. Au contraire indiquent dans un communiqué un groupe d'onze associations humanitaires dont Médecins du Monde, La Cimade ou encore Le Secours Catholique. Elles dénoncent aujourd’hui un harcèlement policier qui oblige les migrants à se cacher.

Près de 500 exilés en errance à Paris et Saint-Denis

Selon les associations "après 3 opérations de démantèlement des campements parisiens au début de ce mois, une mécanique infernale se met en place, connue, celle du harcèlement policier à l’encontre des migrants, les poussant à se cacher et à vivre dans une rare précarité". 

Il y aurait entre 300 et 500 exilés en errance dans le Nord de Paris et à Saint Denis. Elles constatent que comme en août 2017, suite au démantèlement du campement de la Porte de la Chapelle, les forces de l’ordre ont renforcé leur présence pour dissuader les nouveaux regroupements. 

Harcèlement policier contre les migrants

Les associations affirment qu'elles se retrouvent "encore une fois aux côtés de personnes perdues, épuisées, extrêmement fragilisées, qui font face jour et nuit à un harcèlement des forces de l'ordre, et que nous ne sommes plus en mesure d’informer et de rassurer. Parmi elles, nous rencontrons de plus en plus de primo arrivants, dont des femmes seules, des familles, des mineurs".   

Les associations disent avoir recueilli des témoignages où les personnes expliquent que la police vient les réveiller la nuit et tous les matins leur demande de partir. Les exilés sont désespérés. Ils n'ont pas de toilettes, pas de points d'eau et doivent rester sales faute d'un accès à une douche.  

Les associations veulent une politique migratoire respectueuse de la dignité des personnes   

"A la dureté de la politique française et des pratiques violentes, écrivent les associations, viennent s’ajouter les effets d’un règlement Dublin qui maintient les personnes dans l’errance, augmente les craintes d’expulsion et pousse les personnes exilées vers une plus grande précarité". 

Le collectif reproche à l'Etat son inaction. Il demande l'arrêt des expulsions, une refonte des textes européens qui soient plus respectueux des droits et de la dignité des personnes. Il réclame aussi une politique migratoire ambitieuse, empreinte d’humanité, et en cohérence avec les valeurs de notre pays, pour assurer un véritable accueil et une protection des personnes migrantes tout au long de leur parcours et un accompagnement de tous vers leurs droits.