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VIDEOS - Paris : quand des migrants afghans apprennent le cricket aux jeunes des centres de loisirs

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Par , France Bleu Paris, France Bleu
Paris, France

Une rencontre inédite à Paris jeudi : des migrants d'origine afghane ont appris les rudiments du cricket à de jeunes Parisiens issus des centres de loisirs de la capitale. Sous l'égide d'Emmaüs-Solidarité, le sport devient un moyen d'échanger et de faciliter l'intégration.

Des migrants afghans jouent au cricket à Jean-Quarré, à Paris
Des migrants afghans jouent au cricket à Jean-Quarré, à Paris © Maxppp - Aurelien Morissard

Un jeudi après-midi, sous la pluie mais avec des sourires sur tous les visages, nous sommes au stade Jules-Ladoumègue, dans le 19e arrondissement de Paris. C'est là qu'Emmaüs-Solidarité, aidée par la mairie du 19ème arrondissement et la Fédération française de cricket, a choisi d'organiser une rencontre inédite : une trentaine de migrants afghans, venus des centres d'hébergement de Jean-Quarré (19e), de la rue Coustou (18e) et même du Bois-l'Abbé (Essonne) se retrouvent pour initier au cricket des jeunes Parisiens issus des centres de loisirs de la ville. Un moment de partage, d'échange culturel et d'intégration via le sport.

Reportage France Bleu au stade Jules-Ladoumègue, à Paris

Ali, migrant d'origine afghane, apprend à des jeunes Parisiens à bien tenir la batte de cricket
Ali, migrant d'origine afghane, apprend à des jeunes Parisiens à bien tenir la batte de cricket © Radio France - Fanny Lechevestrier

"Dans le peu d'affaires qu'ils avaient, certains avaient emmené leur batte de cricket"

Passée la timidité et les barrières de la langue, tous finissent par se prêter au jeu. Sourire aux lèvres et rires non feints, les migrants semblent fiers de présenter aux Parisiens ce qui est le sport national dans leur pays d'origine, l'Afghanistan. Pour Mohamed Daoud Ahmadzai, c'est même "beaucoup d'émotion" nous confie-t-il.

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Agé de 21 ans, Mohamed Daoud était, dans son pays, membre de l'équipe national de cricket. "Je jouais au cricket en tant que professionnel, je vivais dans la province du Logar" raconte-t-il, "jusqu'au jour où les talibans sont arrivés. Là, ils voulaient me forcer à les aider, à poser des bombes dans les stades. Je leur ai dit que j'étais un joueur de cricket, pas un meurtrier. Mais ils ne m'ont pas lâché, ils m'ont menacé. J'étais effrayé, j'ai dû partir". C'était il y a dix mois. Il vit désormais dans le centre d'hébergement du Bois-l'Abbé, en Essonne, avec un objectif : rejouer au cricket et un rêve : représenter un jour la France en tant que joueur de cricket.

Et au bout, la réussite
Et au bout, la réussite © Radio France - Fanny Lechevestrier

"Je leur ai dit que j'étais un joueur de cricket, pas un tueur"

Pour ces migrants, jouer au cricket, sport national en Afghanistan, est comme un dernier lien avec leur pays d'origine, leurs proches restés là-bas. Un lien à partager avec leur nouveau pays, explique Aurélie El-Hassak-Marzorati, directrice générale adjointe d'Emmaüs-Solidarité : "quand ils sont arrivés en centre d'hébergement, ces migrants d'origine afghane nous ont demandé seulement deux choses : pouvoir apprendre le français et pratiquer leur sport. Quand tu as fui la guerre, tout quitter dans des conditions douloureuses, sa culture, son histoire avec le pays sont importantes".

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Le sport leur sert aussi bien sûr d'exutoire, de soupape pour oublier un temps ce qu'ils ont fui, rire et s'amuser comme avant. Dans le futur camp de migrants qui va ouvrir début novembre, Porte de La Chapelle, à Paris, des lieux pour faire du sport ont d'ailleurs été prévus.

L'équipe de cricket des migrants du Bois-l'Abbé, en Essonne
L'équipe de cricket des migrants du Bois-l'Abbé, en Essonne © Radio France - Fanny Lechevestrier
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