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Société DOSSIER : Paris-Roubaix 2018

Paris-Roubaix : à Wallers, les retombées économiques d'une trouée magique

mardi 3 avril 2018 à 0:13 Par Stéphane Barbereau, France Bleu Nord et France Bleu

Le peloton empruntera cette année encore la trouée d'Arenberg ce dimanche, 50 ans après la première traversée de ce secteur pavé qui a construit la légende de la "Reine des Classiques". C'est toute une ville qui attend cet événement aux répercussions mondiales.

L'ancienne mine d'Arenberg est située à quelques centaines de mètres de l'entrée de la trouée empruntée par les cyclistes
L'ancienne mine d'Arenberg est située à quelques centaines de mètres de l'entrée de la trouée empruntée par les cyclistes © Radio France - Stéphane Barbereau

Wallers, France

C'est finalement l'un des noms les plus connus du Nord-Pas-de-Calais. Arenberg, un quartier de la ville de Wallers, qui abritait l'ancien site minier fermé dans les années 80 et qui a donné son nom aussi au secteur pavé le plus connu de Paris-Roubaix depuis 1968, date de la sa première traversée par le peloton. 50 ans après, la petite ville du Hainaut, de 5 700 habitants, doit sa renommée à la course cycliste et compte bien surfer dessus.

Des touristes en camping-car qui restent de plus en plus longtemps

Dans la grisaille de cette fin d'hiver, le maire de Wallers, Salvatore Castiglione, aperçoit déjà une éclaircie avec le passage de Paris-Roubaix :

ça nous rapporte beaucoup en terme de notoriété. A l'étranger, on me dit on connaît votre ville ! On en a une certaine fierté !

Salvatore Castiglione, le maire de Wallers - Maxppp
Salvatore Castiglione, le maire de Wallers © Maxppp - Photo PQR / Voix du Nord

Un sentiment que partage le président de la communauté d'agglomération de la Porte du Hainaut, Alain Bocquet qui n'a pas toujours apprécié les qualificatifs donnés par les journalistes : "on présentait la trouée d'Arenberg comme l'enfer du Nord, ce qui ne donnait pas une image très positive. 

On parle plutôt maintenant de l'Envers du Nord, c'est-à-dire ce que l'on a été capable de faire, de transformer ici à force de travail et de mobilisation" - Alain Bocquet

Et l'élu fait référence à la reconversion de l'ancien site minier d'Arenberg en pôle dédié à l'image numérique.

Des camping-caristes présents de plus en plus longtemps

La traversée de la trouée d'Arenberg attire de plus en plus tôt des supporters venus en camping-car de toute l'Europe : Belgique, Allemagne, Pays-Bas, Italie,... Ils restent désormais une semaine sur place contre une journée il y a 10 ans. La communauté d'agglomération leur a aménagé ces dernières années une aire provisoire avec toutes les commodités (vidange du véhicule, accès l'eau potable, aux commerces qui se déplacent,...). Ils sont désormais plus de 200 à stationner sur cet espace situé au pied de l'ancien site minier, juste avant l'entrée de la trouée. La ville de Wallers leur propose donc chaque année de nouvelles activités afin de les fidéliser et d'attirer toujours plus de curieux autour de la course cycliste. Le maire a même en tête de créer dans les années à venir un festival de musique autour de l'événement. Un avant-goût cette année avec le concert de MB14, un ancien candidat de l'émission The Voice, ce vendredi soir, à 20h30. Retrouvez ici toutes les animations prévues de vendredi à dimanche autour du Paris-Roubaix.

Des acteurs locaux jouent à fond sur l'image du vélo

Des commerçants nordistes jouent aussi sur l'image de la course pour vendre leur produits. Le boulanger de Wallers vend ainsi un pain au levain au nom de la classique cycliste et s'attend ce dimanche, comme tous les jours de Paris-Roubaix, à multiplier par 3 ses ventes de baguettes : 

On va faire une grosse journée. On va passer de 200 à 600 baguettes vendues dans la journée

Vincent Blanchard, le boulanger de Wallers - Radio France
Vincent Blanchard, le boulanger de Wallers © Radio France - Stéphane Barbereau

Un habitant de Liévin vient de se lancer dans la fabrication de noeuds papillon et de cravates à base de boyaux recyclés

Un noeud papillon en boyau de vélo recyclé - Radio France
Un noeud papillon en boyau de vélo recyclé © Radio France - Stéphane Barbereau

Et puis, il y a bien sûr la bière "l'Enfer du Nord" brassée à Quérénaing :

50 000€ de frites et de bières vendues à Arenberg le jour de la course

Enfin, le jour du passage des coureurs, ce sont 10 000 spectateurs qui se massent dans la trouée. Quatre buvettes et deux friteries, tenues par une dizaine d'associations locales permettent de récolter 50 000€. Ce sont ainsi 3 000 litres de bières qui seront écoulées ce dimanche. Et une poignée de pavés qui auront aussi disparu. Chaque année, des inconditionnels de la course, en général venus de l'étranger, enlèvent des pavés pour les garder en souvenir.