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Paris : un nouveau campement évacué sous le périphérique, 325 migrants ont été pris en charge

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Par , France Bleu Paris, France Bleu

325 migrants, qui dormaient sous le périphérique parisien à la limite avec Pantin (Seine-Saint-Denis), ont été évacués et pris en charge ce jeudi matin.

les migrants du périphérique parisien
les migrants du périphérique parisien © Radio France - Sylvie Charbonnier

Quelque 325 migrants sans-abri originaires d'Afrique subsaharienne qui s'étaient pour partie installés sous le périphérique parisien, à la limite de Pantin (Seine-Saint-Denis), ont été pris en charge jeudi matin par l'Etat et la mairie de Paris, a indiqué le maire du XIXe arrondissement. La préfecture d'Ile-de-France a mené cette opération avec la Ville de Paris et l'association France terre d'asile, a précisé le maire PS d'arrondissement François Dagnaud. 

Une "démarche de visibilité"

L'élu affirme que ces migrants avaient été installés sur ce site, au bord du canal de l'Ourcq et à l'extrémité du parc de La Villette, par l'association Utopia 56 dans une "démarche de visibilité". "C'est un campement récurrent qui avait déjà fait l'objet d'une mise à l'abri mi-juin", avec des migrants afghans à l'époque, souligne l'élu socialiste. Mais le campement de fortune s'est "très vite reconstitué, à tel point qu'il a fallu à nouveau procéder à une opération".  Cette fois-ci, ce sont "310 adultes isolés d'Afrique subsaharienne, plus 15 en couple ou en famille" qui ont été dénombrés et pris en charge, toujours selon le maire. 

Des migrants avaient déjà été mis à l'abri

Un total bien supérieur au nombre de personnes qui occupaient réellement le site mais, depuis l'annonce de l'évacuation mercredi, d'autres sans-abri sont venus "profiter de l'opportunité d'être mis à l'abri", selon M. Dagnaud. "Une grosse partie" de ces migrants doivent désormais transiter par une plateforme d'orientation située dans ce même quartier du nord-est parisien "avant d'être réaffectés" dans des centres d'hébergement situés à Paris, en Ile-de-France ou en province, indique le maire du XIXe arrondissement, régulièrement confronté à l'installation de campements de migrants. Il connaît donc les limites de ces évacuations, avec "des gens qui ne rentrent dans aucune case et qui, après les opérations de mise à l'abri, se retrouvent de fait à nouveau sans hébergement : les déboutés du droit d'asile, les gens qui n'ont pas de demande, sans droit ni titre, qui ont épuisé un peu tous les recours..."  Une partie des personnes prises en charge jeudi a "déjà dû bénéficier de précédentes mises à l'abri, ici ou ailleurs", souligne-t-il ainsi.

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