Retour
Provence-Alpes-Côte d'Azur Corse Auvergne-Rhône-Alpes Grand Est Bourgogne-Franche-Comté Occitanie Nouvelle-Aquitaine Centre-Val de Loire Île-de-France Hauts-de-France Normandie Pays de la Loire Bretagne
  • Toute la France
  • Auvergne-Rhône-Alpes
  • Bourgogne Franche-Comté
  • Bretagne
  • Centre-Val de Loire
  • Corse
  • Grand Est
  • Hauts-de-France
  • Île-de-France
  • Normandie
  • Nouvelle-Aquitaine
  • Occitanie
  • Pays de la Loire
  • Provence-Alpes-Côte d'Azur
Changer de région
Centre-Val de Loire
Changer de région
Corse
Changer de région
Hauts-de-France
Changer de région
Normandie
Retour
CARTE - Canicule : neuf départements maintenus en vigilance rouge, 53 en orange

Paris : une Gay Pride "politique" rassemble des milliers de manifestants

-
Par , France Bleu Paris, France Bleu

Faute de Gay Pride, reportée à novembre à cause du coronavirus, une soixantaine d'associations appelaient à une Marche de fiertés, ce samedi, dans Paris. Elle a rassemblé plusieurs milliers de participants.

Entre 2 et 3.000 manifestants ont participé à une Marche des fiertés dans Paris.
Entre 2 et 3.000 manifestants ont participé à une Marche des fiertés dans Paris. © AFP - NOÉMIE COISSAC

Entre 2.000 à 3.000 manifestants ont participé, ce samedi à Paris, à une Marche des fiertés impromptue et "politique", une semaine après la date initialement prévue pour la Gay Pride officielle, annulée à cause du coronavirus.  

Réunie derrière un camion arborant une pancarte "nos fiertés sont politiques", une foule jeune s'est élancée depuis la place Pigalle en fin d'après-midi. Parmi les drapeaux arc-en-ciel, cheveux colorés et panoplies de drag queen, les mots d'ordre étaient incisifs : "pour une pride radicale", "la transphobie tue", "une gouine présidente", ou "mon corps, mon genre, ta gueule".  

La Marche des fiertés officielle, organisée par l'inter-LGBT et initialement prévue le 27 juin, a été reportée au 7 novembre à cause de l'interdiction des grands rassemblements liée au coronavirus. Sans char ni musique, le rassemblement de ce samedi était plus politique que festif. "On est là pour nos droits, pour en avoir plus", lance Lucas Delplanque, drapeau rose et bleu des bisexuels sur les épaules. Cet étudiant de 20 ans voudrait notamment que les agressions soient "réellement punies, que la PMA passe pour toutes les personnes LGBT et trans."  

Reprendre le combat après le confinement

"C'est important qu'on se batte pour que les droits de chacun soient respectés", abonde Shadé Djossinou, 22 ans. Elle est venue en tant que "personne noire" et "alliée" du mouvement LGBT participer à ce rassemblement qui dénonçait également les violences policières et le racisme. "Nos combats ont le même but dans le sens où on se bat pour qu'on soit respecté en tant qu'être humain", dit-elle. 

"Le danger de reculer sur nos droits fondamentaux est très présent et l'épidémie a servi de révélateurs à de multiples facteurs d'exclusion, de discriminations et de violences", explique de son côté Giovanna Rincon, directrice de l'association Acceptess-T, qui défend les personnes transgenres. Malgré le report de la Marche des fiertés, "nous refusons le confinement de nos libertés et que nos corps soient invisibilisés"

L'année 2020 marque le 50e anniversaire de la Gay Pride, mais plusieurs centaines de Marches des Fiertés dans le monde ont dû être annulées ou reportées à cause du coronavirus.  

Choix de la station

À venir dansDanssecondess