Société

Un centre d'accueil pour migrants à la mi-octobre à Paris et mi-décembre à Ivry

Par Martine Bréson, France Bleu Paris et France Bleu mardi 6 septembre 2016 à 13:47

Ce hangar, situé près de la porte de la Chapelle à Paris, pourra accueillir jusqu'à 800 réfugiés
Ce hangar, situé près de la porte de la Chapelle à Paris, pourra accueillir jusqu'à 800 réfugiés © Radio France - Gaële Joly

C'est une première en Europe, selon la maire de Paris, Anne Hidalgo. Le centre d'accueil humanitaire qui ouvrira dans le nord de Paris à la mi-octobre accueillera de 400 à 800 migrants hommes. Les femmes et les enfants seront accueillis à Ivry mi-décembre.

Le centre d'accueil humanitaire pour migrants qui devrait ouvrir à la mi-octobre 2016 dans le nord de Paris serait une première en Europe. Le projet a été présenté ce mardi matin par la maire de Paris, Anne Hidalgo, qui a aussi annoncé l'ouverture d'un second centre d'accueil à Ivry dans le Val-de-Marne à la mi-décembre 2016. Pour le centre parisien, l'investissement est de 6,5 millions d'euros financés à 80% par la ville de Paris. Le reste est versé par l'Etat qui prend aussi en charge 7,24 millions d'euros sur les 8,6 millions d'euros du budget de fonctionnement annuel.

Ce centre est une première en Europe : Anne Hidalgo, maire de Paris

Le centre d'accueil humanitaire de Paris est implanté sur une ancienne friche industrielle de la SNCF, porte de la Chapelle. Il est destiné aux réfugiés primo-arrivants. Il est géré par Emmaüs Solidarités. Seuls des hommes seront accueillis. Le centre compte 400 places mais il pourra être étendu jusqu'à 800 places. La mise à l'abri est temporaire. Elle ne pourra pas dépasser les dix jours.

La deuxième structure sera ouverte à la mi-décembre 2016 à Ivry-sur-Seine. Elle accueillera les femmes et les enfants qui ont besoin d'un accompagnement plus important. Sa capacité sera de 350 places.

La clé du succès repose sur la solidarité nationale : Emmanuelle Cosse, ministre du logement

Ce dispositif a été créé pour mettre fin à l’installation des campements sauvages qui fleurissaient dans la capitale. Ces camps indignes existent à Paris depuis près d'un an. Le centre d'accueil permet de prendre en charge les personnes dignement. Des orientations adaptées à leur situation vont leur être proposées ainsi que des aides médicales et psychologiques.

Près du bâtiment de Paris, une cellule de pré-évaluation sera ouverte de 8h à 20h. Des travailleurs sociaux d'Emmaüs et de l'Office français d'immigration et d'intégration ont pour mission de repérer les personnes les plus vulnérables. Un "point santé" sera tenu par la Samu social.

Il faut que toutes les personnes puissent être accueillies dignement : Aurélie El Hassak-Marzorati, directrice générale adjointe Emmaüs Solidarités

Le bâtiment d'accueil est divisé en huit ilots avec des chambres de 4 personnes avec un lit, une armoire et une prise électrique par personne. Il y aura une buanderie, des douches, mais pas de cuisine. Les repas sont distribués trois fois par jour. Pour accéder au centre, il faudra avoir une carte nominative avec photo.

La plupart des installations sont "réversibles". Les centres sont provisoires. Ils devraient être réaffectés dans deux ans.