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Parking payant au centre anti-cancer de Caen : la direction de Baclesse s'explique

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Par , France Bleu Normandie (Calvados - Orne)

Depuis ce lundi, le parking du centre anti-cancer François Baclesse, à Caen, est devenu payant à partir d'1h30 de stationnement. Une décision qui choque certains patients, et dont la direction se justifie à notre micro.

Le directeur adjoint du centre Baclesse, Jean-Luc Hamon
Le directeur adjoint du centre Baclesse, Jean-Luc Hamon © Radio France - Lisa Guyenne

Sur le parking du centre Baclesse, c'est l'incompréhension et la colère pour certains patients et leurs proches. "On vient de La Hague, au fin fond de la Normandie", explique Florence, qui effectue régulièrement l'heure et demie de route avec son mari. "Outre le fait que ce soit loin, que les services de santé ne soient pas terribles en Normandie, on ajoute encore et encore", regrette-t-elle, amère. 

"Faire payer les gens pour se faire soigner, c'est un peu dur"

"En ces temps où on répète les mots de solidarité, de proximité... On paie pour se faire soigner, c'est super. Le Covid, c'était déjà pas mal, je crois qu'il fallait éviter d'en rajouter", conclut Florence. Comme elle, ils sont nombreux à ne pas comprendre cette décision de rendre le parking payant : "Ce n'est pas normal, les services publics ne devraient pas être payants pour les patients", souffle Angélique, une patiente. "Faire payer les gens pour venir consulter ou se faire soigner, je trouve ça un peu dur", déplore Valérie. "En plus, ici c'est Baclesse, les gens sont très malades, ce n'est pas n'importe quel centre."

Un parking payant pour éviter les "voitures-ventouses"

D'autres visiteurs sont plus nuancés : "Moi, ça ne me pose pas de souci. Je comprends qu'on doive payer un petit peu pour désengorger le parking", tempère Nicole. Car c'est l'un des arguments avancés par la direction : le parking est saturé par des "voitures-ventouses", des habitants de la région qui profitent de la gratuité pour se garer ici le matin et prendre les transports en commun pour travailler en ville. "Parfois, on était obligé d'arriver une demi-heure avant pour trouver une place ! C'était galère", confirme Pascal. 

Une "politique tarifaire unique" dans tous les parkings du CHU

Le directeur adjoint du centre, Jean-Luc Hamon, développe : "Nous avons eu de nombreuses plaintes de patients très stressés qui ne trouvaient pas de place de stationnement." En réponse, il a été décidé de rendre le parking payant pour éviter ces fameuses voitures-ventouses. En outre, un parking de 200 places réservé au personnel est en construction depuis début juillet, pour désengorger un peu plus le stationnement.

Mais Jean-Luc Hamon évoque aussi une autre raison à cette tarification : "La nécessité d'harmoniser la politique de stationnement sur l'ensemble des parkings hospitaliers. Le CHU a souhaité mener une étude globale sur la situation des parkings, qui a inclus le parking de Baclesse, et il a décidé d'une politique tarifaire unique." En d'autres termes, le CHU a demandé à Baclesse de s'aligner - ou de payer l'addition. "Avant, on payait une location du terrain auprès du CHU, mais sans commune mesure avec ce qu'en attend désormais le CHU dans le cadre de sa nouvelle politique tarifaire. On est entré en discussion, ça n'a pas été simple. Je comprends aussi les impératifs économiques du CHU ; c'est un compromis que nous avons trouvé", poursuit le directeur adjoint.

L'assurance maladie rembourse, mais il faut avancer les frais

Jean-Luc Hamon assure être "très attentif" aux réactions suscitées par ce changement, notamment sur les réseaux sociaux. "Notre objectif c'est de ne pas pénaliser les patients, d'où sans doute un effort supplémentaire à faire en terme d'information du public." Il rappelle que les malades peuvent se faire rembourser s'ils restent plus d'une heure et demie sur place : "Il faut avancer les frais, garder ses tickets et envoyer le formulaire à l'assurance maladie, qui prend généralement en charge à 100%. C'est une démarche supplémentaire à réaliser", reconnaît-il, "mais c'est l'assurance d'avoir une place beaucoup plus facilement que jusqu'à présent.

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