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Société DOSSIER : Mouvement des "gilets jaunes"

Paroles de gilets jaunes : "On ne peut plus vivre avec toutes ces taxes, le peuple est en train de se noyer"

vendredi 16 novembre 2018 à 14:32 - Mis à jour le vendredi 16 novembre 2018 à 22:57 Par Géraldine Houdayer, France Bleu et France Bleu Berry

Les "gilets jaunes" se mobilisent ce samedi pour protester contre la hausse des carburants. Environ 1.500 actions sont prévues partout en France. Une centaine seulement sont déclarées en préfecture. France Bleu donne la parole à ces automobilistes excédés.

Les "gilets jaunes" manifestent partout en France ce samedi.
Les "gilets jaunes" manifestent partout en France ce samedi. © Maxppp - Richard BRUNEL

Environ 1.500 actions, manifestations ou opérations escargots sont attendues ce samedi partout en France. 

Les "gilets jaunes" manifestent contre la hausse du prix des carburants, mais aussi contre l'accumulation de taxes, un pouvoir d'achat trop bas ou la désertification médicale. Voici les témoignages de ceux qui vont se mobiliser. 

Isabelle, 26 ans, à Tours : "Il faut que le Président entende que le peuple est en train de se noyer"

Isabelle, auxiliaire de vie, compte rester mobilisée tout le week-end, et pour des motifs bien plus larges que le simple prix de l’essence. "J'ai 26 ans et je suis encore obligée de vivre chez ma maman parce que mon salaire de 1.009 euros est insuffisant pour payer un loyer. Vous imaginez ? A un moment, il faut arrêter les bêtises, qu'on puisse vivre, pas survivre. Il faut que le Président entende que le peuple est en train de se noyer, et qu'il fasse quelque chose pour nous : soit une hausse de salaire, mais ça m'étonnerait, soit une baisse des taxes car on ne peut plus vivre avec toutes ces taxes".

Jacqueline, retraitée à Amiens : "On nous prend tout, même notre liberté avec notre voiture" 

Jacqueline Baudry est une retraitée de 69 ans qui habite à Boves, près d’Amiens. Elle est obligée de limiter ses déplacements depuis que les prix des carburants ont augmenté. "On nous prend tout, même notre liberté avec notre voiture", se désole-t-elle.

Nathanaël, à Lille : "Si le gouvernement n'entend pas les citoyens, peut-être que l'action pourrait se reconduire " 

À Lille, Nathanaël est bien décidé à se mobiliser ce samedi pour bloquer le périphérique de la métropole. Mais sans débordements, assure-t-il avec Théo, un autre "gilet jaune". "Restez polis, courtois, pas d’énervement",  conseille Nathanaël à ceux qui voudraient rejoindre le mouvement. "Si le gouvernement fait la sourde oreille, et n'entend pas les citoyens, peut-être que l'action pourrait se reconduire et être prolongée", estime Nathanaël. 

Nicolas, à Cherbourg : "Beaucoup de professionnels nous suivent" 

À Cherbourg, Nicolas Tchernoschecky, organisateur du mouvement des "gilets jaunes" est lui-même  étonné des réponses suscitées par l’appel lancé. "Ambulanciers, routiers, taxis, métiers du BTP : il y a beaucoup de professionnels qui nous suivent."

Gaël, à Rouen : "Qu'ils viennent vivre à notre place !" 

Dans l’agglomération de Rouen, Gaël reste anonyme. Il fait partie des administrateurs d’un groupe qui appelle au blocage. "On ne nous demande pas notre avis et nous, on veut le donner. Y a-t-il eu un référendum sur la hausse du carburant ? Pourtant, on touche à notre avenir !" "Le carburant, ça a été la goutte d'eau", poursuit-il. "Après,  on va parler de tout le reste, c'est toutes les taxes injustes, le pouvoir d'achat. Qu'ils viennent vivre à notre place, et puis on verra".

Gilles, à Caen : "On renie toute récupération politique"

À Caen, Gilles Castel, l’un des organisateurs du mouvement l'affirme : "C’est un mouvement populaire et apolitique, et on renie toute récupération politique."

Thierry, à Reims : "C'est un tout" 

À Reims, Thierry dénonce notamment la désertification des zones rurales par les services publics, mais aussi les taxes, les hôpitaux qui ferment ou "l'autorité bafouée" des forces de l'ordre. "C’est un tout",  affirme-t-il.

Noël, retraité à Altkirch en Alsace : "Faire ses courses sans véhicule, c'est impensable"

Noël, un résident d’Altkirch, habite le Sundgau, au sud de la région Alsace. Cet ancien militaire puis agent dans la sécurité est aujourd’hui à la retraite. Il anime le groupe des "gilets jaunes" local : "Dans le Sundgau,  sans véhicule on est perdu. On a juste un petit train qui va de temps en temps sur Mulhouse. Faire ses courses sans véhicule, c'est impensable. On est obligé d’avoir un véhicule".

Julien, restaurateur à Villefranche-de-Lauragais, en Haute-Garonne : "Un ras-le-bol face à toutes les charges qui augmentent"

Julien Barthes est un jeune restaurateur installé à Villefranche-de-Lauragais, en Haute-Garonne. Ce samedi, il offre leur journée à ses salariés, qui seront donc en congés payés, pour leur permettre de rejoindre, s'ils le souhaitent, les points de blocages. Pour lui, c'était la meilleure façon de prendre part au mouvement. Pour sa part, la contestation du 17 novembre "n'a rien de politique. Je ne suis ni contre, ni pour le gouvernement. C'est plutôt un ras-le-bol face à toutes les charges qui augmentent."

Mickaël, à Menton, dans les Alpes-Maritimes :"Je dormirai sur place s'il le faut"

Mickaël Moretti, l'un des organisateurs à Menton, était notre invité ce vendredi matin. Il compte rester plusieurs jours sur le blocage, comme il l'a annoncé sur France Bleu Azur.