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Pas assez de télétravail au Conseil départemental de l'Indre selon la CFDT

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Par , France Bleu Berry

Selon le Conseil départemental de l'Indre, 123 agents sont en télétravail. Un nombre jugé très insuffisant par la CFDT. Le syndicat affirme que certaines demandes de travail à distance sont refusées pour des personnes vulnérables. Ce que réfute le président du département.

Les locaux du Conseil départemental de l'Indre, à Châteauroux
Les locaux du Conseil départemental de l'Indre, à Châteauroux © Radio France - Capture d'écran

Quatre jours de télétravail par semaine, c'est la règle pour tous les Français qui le peuvent. Une règle martelée régulièrement par les membres du gouvernement en pleine troisième vague de l'épidémie de Covid-19. Pourtant, au sein du Conseil départemental de l'Indre, la mesure a du mal à être appliquée selon la CFDT. Le syndicat s'émeut du nombre insuffisant de personnes qui travaillent à distance. Selon les données transmises par le département, 123 agents sur près de 1.200 sont en télétravail. Évidemment, les agents des routes ne peuvent pas être concernés. Mais pour la CFDT, au moins 500 personnes peuvent télétravailler.

Le télétravail refusé à certains agents ?

"Les collectivités locales ne sont pas au-dessus de la loi, il faut appliquer les mesures gouvernementales", s'indigne Véronique Waguet-Touzé, secrétaire générale de la CFDT Interco dans l'Indre. Elle affirme que plusieurs agents ne sont pas en télétravail malgré leurs demandes. "On refuse le télétravail à des personnes avec des pathologies lourdes, c'est inadmissible. J'estime que des agents sont en danger. Il faut avoir plus d'humanité envers les gens qu'on dirige", ajoute-t-elle. Véronique Waguet-Touzet avance l'exemple d'une personne "dans le coma pendant trois semaines et à qui on a demandé de continuer à recevoir du public"

La réponse du président du Conseil départemental de l'Indre est ferme. "Tous ceux qui ont demandé à être en télétravail sont en télétravail", tranche Serge Descout, interrogé par France Bleu Berry. Il rappelle la création d'une charte en novembre 2020 pour encadrer la question du travail à distance. Il évoque aussi un sentiment de ras-le-bol de nombreux agents. "Beaucoup ont l'impression d'être mis à l'écart et de ne plus participer à la vie du Conseil départemental. Je respecte nos personnels qui ne veulent plus de télétravail. Il faut que les choses se passent avec intelligence, pragmatisme et souplesse", insiste Serge Descout.

Un courrier envoyé à la ministre de la Fonction publique

L'argument ne semble pas convaincre la CFDT. "Je ne comprends pas comment on peut mépriser la santé des agents. On n'a même pas eu de liste des personnes vulnérables face au Covid. Le dialogue est impossible", déplore Dominique Vilain, représentante de la CFDT au Conseil départemental de l'Indre. Un courrier a donc été envoyé à la ministre de la Fonction publique, Amélie de Montchalin. "On veut l'alerter sur la situation, c'est important que nous soyons entendus", ajoute Dominique Vilain. Car la question du télétravail n'est pas la seule à interroger. 

Le syndicat pointe du doigt la problématique de certains agents qui n'arrivent pas à bénéficier de l'autorisation spéciale d'absence. Il s'agit d'un dispositif pour permettre aux parents de rester chez eux pour garder leurs enfants de moins de 16 ans. La CFDT prend l'exemple d'une personne qui n'a plus de salaire et qui ne peut plus payer son crédit maison. "On arrive dans une situation financière et humaine catastrophique. Ça fait un mois qu'on a alerté le Conseil départemental mais rien n'a bougé. Je me battrai jusqu'au bout pour que quelque chose soit fait", conclut Véronique Waguet-Touzet.

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