Société

Pas de salle de shoot à Nantes, mais des distributeurs de seringues

Par Marion Fersing, France Bleu Loire Océan lundi 17 octobre 2016 à 5:24

Toxicomanie, illustration
Toxicomanie, illustration © Maxppp -

La première salle de shoot ouvre ce lundi à Paris, pour que ceux qui prennent de la drogue puissent le faire en toute sécurité. A Nantes, il n'y en a pas, mais depuis plusieurs années, il y a des distributeurs de seringues pour éviter la transmission des maladies.

C'est la première en France. La première salle de shoot ouvre ce lundi à Paris, pour que ceux qui prennent de la drogue puissent le faire en toute sécurité. A Nantes, pas de telle salle, mais depuis plusieurs années, il y a deux distributeurs-échangeurs de seringues pour éviter la transmission des maladies comme le Sida entre toxicomanes. Il y en a un sur un parking, près du CHU et l'autre devant la Manu.

Non, on ne pousse pas à la consommation de drogue

Des seringues neuves sont aussi distribuées dans les locaux de plusieurs associations, comme le Caarud (centre d'accueil et d'accompagnement à la réduction des risques pour usagers de drogues). Gabriel Papp y est chef de service et il milite pour ces distributeurs, parce que les seringues usagées sont très dangereuses : "il y a la transmission des maladies et puis les seringues déjà utilisées abîment les veines. Voilà pourquoi c'est important de pouvoir échanger les seringues. Les personnes qui viennent chez nous peuvent repartir avec la quantité de matériel qu'elles veulent. Notre objectif, c'est vraiment de réduire les risques. Et, non, on ne pousse pas à la consommation de drogue en faisant ça puisque ceux qui viennent sont déjà des usagers".

Une salle de shoot à Nantes ?

Gabriel Papp va regarder avec intérêt l'expérimentation de cette première salle de shoot à Paris, puis de la suivante à Strasbourg. Mais de là à en ouvrir une à Nantes, le chemin est encore long : "notre association est pour tout ce qui permet d'encadrer la consommation de drogue. Après, avoir la volonté et la mettre en oeuvre sur un territoire, c'est autre chose. Il y a tout un travail à faire avec les pouvoirs publics".

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