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Société

Passage à 80 km/h sur les routes : le député vosgien Jean-Jacques Gaultier dit non

mercredi 14 mars 2018 à 11:25 Par Angeline Demuynck, France Bleu Sud Lorraine

Comme les autres élus Les Républicains, le député des Vosges demande "solennellement" au gouvernement de revenir sur cette mesure qui doit s'appliquer à partir de cet été.

En Lorraine comme ailleurs la mesure est contestée. Ici par la Fédération française des motards en colère
En Lorraine comme ailleurs la mesure est contestée. Ici par la Fédération française des motards en colère © Maxppp - Ouest France

"Non aux 80 km/h". Dans une tribune libre publiée dans le Bulletin des élus locaux, Jean-Jacques Gaultier dit son opposition à la mesure qui entrera en vigueur le 1er juillet prochain.  "Depuis plusieurs semaines, les automobilistes et les motards sont réunis dans un cortège de manifestations, de pétitions, de protestations, de coups de gueule et de coup de Klaxon. Les Républicains sont avec eux pour s'opposer à cette baisse", annonce le député LR des Vosges. Comme les autres élus de son groupe, il dénonce le manque de concertation autour de la mesure voulue par Edouard Philippe. 

Le gouvernement a, en effet, confirmé la baisse de la vitesse maximale autorisée sur les routes secondaires sans séparateur de voie. Une mesure dangereuse selon le parlementaire lorrain : "les dépassements seront de plus en plus difficiles", estime t-il.  

L'élu conteste également l'utilité de la mesure : "les chiffres [...] ont montré en 2017, une baisse du nombre de morts sur les routes françaises", résume t-il, en comparant la situation à celles de nos voisins européens. Autre argument avancé : le prix d'un tel changement. "Il n'est pas nécessaire de changer 22.000 panneaux pour un coût total de 10 millions d'euros", estime t-il. En Meurthe-et-Moselle et dans les Vosges, cela représente 250 panneaux. 

Un risque de fracture territoriale

Jean Jacques Gaultier, député de la 4ème circonscription des Vosges dénonce aussi le risque d'accroissement des inégalités entre ville et campagne. "Ici, plus qu'ailleurs, la voiture est nécessaire pour travailler et les territoires ruraux [...] ont le sentiment d'être oubliés, délaissés, méprisés" conclue t-il avant de demander "solennellement" au Premier ministre de ne pas signer le décret avant "d'avoir entendu, écouté, respecté les travaux et l'avis du Parlement". L'élu s'est déjà exprimé sur le sujet lors d'une séance de questions au gouvernement début février.

Il précise également qu'un groupe de travail sur la question a été créé à l'Assemblée nationale. Il devrait faire des propositions au printemps