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À Pau, la gérante d'un centre anti-poux en grève de la faim pour rouvrir son commerce

Aurélie Lagourrès, la gérante des centres anti-poux C.A.P à Pau et à Bayonne a démarré ce mercredi une grève de la faim. La préfecture lui a ordonné de fermer ses établissements pendant cette nouvelle période de confinement, une décision incompréhensible pour la commerçante.

Sur la vitrine du centre de Bayonne, la commerçante a affiché son désespoir.
Sur la vitrine du centre de Bayonne, la commerçante a affiché son désespoir. - Aurélie Lagourrès

La règle est claire pour les salons de coiffure, ils peuvent rester ouverts pendant le confinement. Mais du côté des centres anti-poux, les restrictions sont plus floues. Si certains de ces établissements ont eu l'autorisation de continuer à travailler, la préfecture des Pyrénées-Atlantiques a ordonné la fermeture des deux centres anti-poux C.A.P basés à Pau et à Bayonne. Une décision très difficile à accepter pour Aurélie Lagourrès, la gérante de ces lieux. Elle a d'ailleurs entamé une grève de la faim pour alerter sur sa situation.

La gérante a placardé des affiches sur la vitrine de son établissement à Bayonne pour alerter les passants.
La gérante a placardé des affiches sur la vitrine de son établissement à Bayonne pour alerter les passants. - Aurélie Lagourrès

L'incompréhension puis la colère

Pour Aurélie Lagourrès, il n'y avait pourtant aucun doute. Malgré les restrictions sanitaires annoncées mercredi 31 mars par le Président de la République, elle était persuadée que ses établissements, qui dépendent de la convention des coiffeurs, allaient rester ouverts. Les salons de coiffure n'étant pas contraints à fermer, il n'y avait en apparence aucune raison qu'elle ferme. Mais cela ne s'est pas passé comme prévu. "Au vu du nombre de commerces qui ont l'autorisation d'ouvrir, comme les fleuristes, les coiffeurs, les magasins de bricolage, et bien moi faisant partie de la coiffure, je n'avais aucun doute sur le fait que je pouvais rester ouverte, explique Aurélie Lagourrès, et quand j'ai appris que certains centres anti-poux avaient l'autorisation d'ouvrir et d'autres l'obligation de fermer, j'ai envoyé un mail à la préfecture des Pyrénées-Atlantiques et j'ai reçu une réponse très claire et très précise. Je n'ai pas le droit d'ouvrir pendant ce troisième confinement".

Ça a été la douche froide pour la commerçante. "Aujourd'hui, ce qui me met en rage, c'est de devoir fermer. Le chiffre d'affaires que je gagne, ça me sert notamment à payer mes salariées. En plus de ça, ce sont de très, très bonnes salariées qui sont investies dans la société, qui travaillent très bien, raconte la gérante, je n'ai pas envie d'arriver le dernier jour du mois d'avril et de leur dire "je suis désolé, je ne peux pas vous payer", parce que malheureusement, c'est ce qui va se passer." Aurélie Lagourrès relève la différence de traitement entre départements. Elle ne comprend pas qu'elle soit obligée de fermer alors que, par exemple, le centre anti-poux de Biganos en Gironde a eu l'autorisation de rester ouvert.

Aurélie Lagourrès, la gérante des centres anti-poux C.A.P, est en colère contre la préfecture.

Une entreprise déjà en grande difficulté

La situation des centres d'Aurélie Lagourrès était déjà compliquée depuis le début de la pandémie. Cette nouvelle fermeture met réellement en péril la survie de son entreprise. "Je ne suis même pas sûr de pouvoir arriver jusqu'à l'été. Le plus inquiétant dans tout ça, hormis le fait que j'ai investi toute ma vie dans ce salon, c'est qu'on va tout perdre, précise la commerçante, là, c'est un désastre économique sans nom, parce que monsieur le préfet a décidé que je n'étais pas un commerce essentiel. Non, non, et je me laisserai pas faire, vraiment !".

Aurélie Lagourrès espère que sa grève de la faim fera réagir les pouvoirs publics. En attendant, elle peut compter sur ses clients qui lui manifestent leur soutien chaque jour.

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