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Société

Payés 25 euros par jour, les accueillants familiaux de l'Hérault poussent un coup de gueule

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Par , France Bleu Hérault, France Bleu

Les familles qui accueillent chez elles des personnes âgées ont manifesté mardi matin devant l'Hôtel du département à Montpellier. Elles demandent que l'on augmente leur salaire journalier, fixé par le Département.

Dans l'Hérault, les accueillants familiaux touchent environ 25 euros par jour en plus d’indemnisations pour un travail permanence auprès des personnes âgées.
Dans l'Hérault, les accueillants familiaux touchent environ 25 euros par jour en plus d’indemnisations pour un travail permanence auprès des personnes âgées. © Maxppp - Gaetan Bally

Montpellier, France

Vingt-cinq euros par jours. L'équivalent de deux heures et demi de travail payées au Smic. C'est ce que gagnent Philippe et Julia, accueillants familiaux dans l'Hérault, pour s'occuper de Christiane, 79 ans, Françoise, 90 ans, et Monique, 90 ans également. Très loin de leur réalité quotidienne. Ils manifestaient mardi matin devant le Conseil départemental de l'Hérault avec l'association des familles d'accueil du 34 pour alerter sur leur situation. 

"On travaille 24h/24, on n'a pas de congés, pas de dimanches, et en plus on est payés un euro de l'heure ! Mais ça ne tient pas debout", dénonce Philippe Humblot. L'association demande que le nombre d'heures de travail prises en compte soit plus élevé. 

Des journées marathon

Pour lui et sa famille, la journée comme dès 7h30, avec le petit déjeuner des trois pensionnaires. "On fait la toilette, l’habillage, le nettoyage des chambres et on prépare le repas. Nous on s'occupe de leur sécurité, de leur assurer la subsistance, la compagnie". En dix ans, ils se sont occupés d'une cinquantaine de personnes, nuit et jour.

"Je suis tout le temps réveillée, explique Julia. Même si on m'appelle et que je fais la sieste, qu'on veut aller au toilette, qu'on veut faire ci ou ça, qu'on veut être accompagnée, qu'il faut vider le seau...c'est du travail énorme !

Le montant de la prise en charge n'a pas évolué en 10 ans, contrairement au coût de la vie. Pour cette famille, l'équilibre est précaire. Ils doivent prendre en charge des particuliers qui souhaitent passer leur retraite en pension, au détriment de retraités moins favorisés, pris en charge par l'Aide sociale. 

"C'est pas juste, je n'ai pas envie de m'occuper que de personnes qui ont une bonne retraite. Le Département doit s'occuper et loger ceux qui n'ont pas les moyens. Comme les autres." 

Impossible de travailler à côté pour compenser. Ils craignent de devoir arrêter l'accueil des retraités.