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Pays Basque : l'immobilier de luxe connaît un rebond avec la crise sanitaire

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Par , France Bleu Pays Basque, France Bleu

L'immobilier haut de gamme sur la côte basque a connu un rebond depuis la fin du premier confinement, constatent les spécialistes du secteur. Les prix ont quasiment doublé par endroits en raison d'une demande croissante, et le phénomène se poursuit.

Le prix de vente des maisons ou appartements avec vue sur l'océan ont grimpé en flèche sur la côte basque.
Le prix de vente des maisons ou appartements avec vue sur l'océan ont grimpé en flèche sur la côte basque. © Maxppp - Richard Villalon

Des appartements haut de gamme vendus à Biarritz ou encore Saint-Jean-de-Luz à 10.000 euros le mètre carré sans être au bord de l'océan, c'est la réalité constatée par plusieurs agences de courtage ou experts de l'immobilier au Pays Basque. Depuis la fin du premier confinement, le secteur a connu un rebond quasiment inédit, avec une demande croissante. De quoi bouleverser le marché de l'immobilier dit "classique", déjà compliqué sur le littoral. 

Dans son dernier point de marché le 15 janvier, Philippe Thomine-Desmazures, le directeur des agences de courtage Barnes, implantées à Biarritz, Saint Jean de Luz et Hossegor parle même d'une année "record". "Le pouvoir d’achat des plus aisés, a été épargné par la crise et a permis au marché immobilier (et particulièrement en résidence secondaire) d’afficher une forte vitalité, et ce, malgré une demande étrangère insignifiante." indique Philippe Thomine-Desmazures. Une demande qui s'est traduit par une augmentation de "50% des demandes d’information, et de 30% du nombre de ventes".

Selon l'agence de courtage, les appartements en centre-ville de Biarritz ou Saint-Jean-de-Luz sans vue mer se négocient à près de 10.000 euros le mètre carré, tandis que "des belles vues mers se vendent, si elles cumulent espace extérieur, proximité du centre, garage et prestige de l’immeuble à plus de 20.000 le mètre carré." L'année dernière, l'agence a même évalué une vente qui a été effectuée à 40.000 euros le mètre carré pour un appartement à la Villa Belza à Biarritz.  

Philippe Thomine-Desmazures, directeur des agences Barnes Côte Basque, invité de France Bleu Pays Basque

Le confinement a accéléré le phénomène   

"On se retrouve avec une croissance de cette clientèle de luxe, confirme Me Damien Lagau-Lacrouts, notaire à Saint-Pée-sur-Nivelle et Saint-Jean-de-Luz. Ses personnes ont pris conscience avec le confinement de l'enfermement, d'être à plusieurs dans un appartement, d'avoir une vie de bureau confinée, et elles veulent venir respirer le week-end ou la semaine avec un espace extérieur". L'année dernière, ses équipes ont réalisé sur neuf mois - soit en dehors des fermetures pour cause de confinement - entre 1.100 et 1.200 transactions, soit le même chiffre que lors d'une année normale. "Le budget est là, il n'y a pas de négociations, mais la problématique est qu'il y a de moins en moins de biens à la vente, le moindre bien est vendu dans la journée." ajoute le spécialiste. 

"On peut avoir aussi ce que j'appelle le semi-principal, la clientèle peut habiter ici sur des périodes plus ou moins longues et avoir des périodes de travail dans des grandes villes." constate Muriel Picard, directrice de l'agence Breteuil Immobilier à Saint-Jean-de-Luz. La large majorité de sa clientèle est parisienne pour ce type de biens, puis locale ou venant de grandes villes comme Bordeaux, Toulouse ou encore Lille. 

Un effet mécanique sur le marché de l'immobilier "classique"

La flambée des prix des villas ou appartements luxueux du littoral a des conséquences sur celui des autres logements. "Il n'y a pas de cloisonnement entre un marché et l'autre, explique Beñat Etchebest, président de l’association Etxalde, qui milite pour une meilleure accessibilité au logement, notamment par l'accès à la propriété commune. Chaque fois qu'il y a un bien qui se vend à un prix qui fait frémir, ça fait aussi bouger le prix du studio qui va être loué pour la personne qui aura peu de revenus et qui vit au Pays Basque."

"Les ventes de biens de luxe font décaler dans les terres notre population locale" ajoute Me Damien Lagau-Lacrouts. "Même Ascain, Arcangues ou Arbonne sont des villes très recherchées, il faut aller sur Cambo, Espelette, Sare, à 20-25 kilomètres du littoral" pour retrouver un prix de vente moins élevé, poursuit le notaire.

"J'ai tendance à penser que ça ne s'arrêtera pas, car j'ai tendance à nous comparer à Paris" — Me Damien Lagau-Lacrouts

Un phénomène qui ne semble, pour l'heure, pas prêt de s'inverser selon les acteurs de l'immobilier. "Le 'plafond de verre' que nous connaissions est sans cesse rehaussé" estime même l'agence Barnes Côte Basque.

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