Société

Pays Basque : ouverture d'un centre d'accueil de réfugiés à Bayonne

Par Jacques Pons et Oihana Larzabal, France Bleu Pays Basque mardi 5 septembre 2017 à 19:55

Des images de l'accueil des migrants à Saint Etienne de Baïgorry dans le film d'Alain Benesty
Des images de l'accueil des migrants à Saint Etienne de Baïgorry dans le film d'Alain Benesty -

L'ouverture d'un centre d'accueil de réfugiés à Bayonne est confirmée par la préfecture des Pyrénées Atlantiques. Ce centre d'accueil et d'orientation (CAO) ouvrira ses portes en fin de semaine prochaine dans les locaux de l'AFPA (formation pour adultes) situés dans les hauts de Bayonne.

Ce centre d'accueil de réfugiés Bayonnais ouvrira la semaine prochaine dans les locaux de l'AFPA dans les hauts de Bayonne, près de la Citadelle. Un centre provisoire, au 25 rue de Laharie, jusqu'à fin décembre. Il accueillera jusqu'à 25 personnes. Il s'agira de réfugiés en provenance de Grande Synthe et de Paris. La gestion du centre est confiée à Atherbea, une association qui aide à la réinsertion des personnes en difficulté.

L'objectif est de créer un vrai échange avec le voisinage comme cela avait été le cas à Saint Étienne de Baïgorry, il y a deux ans (nov. 2015 - fev. 2016). Durant ces trois mois, tout le village s'était mobilisé pour accueillir 48 réfugiés. Le souvenir de cette aventure a fait l'objet d'un documentaire, "la jungle et la République". Un travail financé par la Croix Rouge, réalisé par Alain Benesty et l'association Medianes (de Tarbes).

Trois mois de répis

Comme à Baïgorri, à Bayonne, une cinquantaine de bénévoles (dont une vingtaine du collectif Etorkinekin - Solidarité Migrants) vont participer à l'accueil des migrants avec, notamment, des cours d'alphabétisation ainsi que l'organisation d'une fête inter - culturelle. Le centre d'accueil et d'orientation de Bayonne ouvrira officiellement le 15 septembre. Il se peut, toutefois, qu'un délai de quelques jours soit nécessaire avant l'arrivée des premiers réfugiés.

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Ces personnes là, leur avenir n'est pas rose selon Amaia Fontang