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Société DOSSIER : Mouvement des "gilets jaunes"

Pays Basque : quand les lycéens rejoignent les gilets jaunes

vendredi 7 décembre 2018 à 17:36 Par Bixente Vrignon, France Bleu Pays Basque

Les blocages de lycées se succèdent pour réclamer le retrait de la réforme du baccalauréat, mais la plupart des élèves se montrent solidaires des gilets jaunes. Ils sont prêts à rejoindre le mouvement.

La plupart des lycéens se disent solidaires du mouvement de protestation
La plupart des lycéens se disent solidaires du mouvement de protestation © Radio France - Bixente Vrignon

Pyrénées-Atlantiques, France

Encadré par des banderoles "Stop à la sélection Parcours Sup" et "Les jeunes n'aiment plus l'école, donnez-nous envie de l'aimer", sur les grilles du lycée René Cassin à Bayonne, ce mot d'ordre: "Macron démission". Le tableau montre comment le mouvement lycéen débuté le 30 novembre rejoint sans détours celui des gilets jaunes.

A Cassin les lycéens ont décoré les grilles de slogans - Radio France
A Cassin les lycéens ont décoré les grilles de slogans © Radio France - Bixente Vrignon

Les lycéens prêts à aller manifester avec les gilets jaunes

Au lycée polyvalent Cantau à Anglet, on est allé plus loin que le blocage, vendredi 7 décembre, en brûlant un container à poubelle à l'entrée de l'établissement. Anna et Fleur après quelques hésitations, acceptent de répondre et assument toutes les formes de protestation. C'est nécessaire selon elles, "pour continuer de lutter contre les réformes macronistes : baisser les APL, supprimer des postes de profs, donc baisser le niveau" de l'enseignement. Les blocus de lycées, c'est un moyen de se faire entendre mais aussi "une manière de soutenir les gilets jaunes; c'est un ras-le-bol général", et elles sont disposées à aller manifester avec les gilets jaunes: "mes parents, des amis le font déjà, le mouvement des gilets jaunes c'est important. Les congés payés, les droits de l'Homme, à des moments les gens se sont révoltés et ça a porté ses fruits" assurent les lycéennes.

Fleur et Anna: "on veut encore continuer de lutter contre les réformes macronistes"

Feu de poubelle à Cantau au cours du blocus - Radio France
Feu de poubelle à Cantau au cours du blocus © Radio France - Bixente Vrignon

La peur que ça dégénère

Au Pays Basque le mouvement est resté calme jusqu'à présent, bien que chahuteur. Les lycéens se mobilisent en dehors de toute organisation lycéenne, à travers les réseaux sociaux. La plupart du temps, les présents avouent ne pas savoir qui est à l'origine du hashtag lancé sur Instagram ou Snapchat. Devant le lycée René Cassin de Bayonne, debout sur un container, fumigène à la main, Malik explique: "les blocus, on en parle une semaine avant, on fait des sondages pour savoir qui veut un blocus ou pas, on voit comme ça si les gens sont motivés".

Malik: "les blocus, on en parle une semaine avant".

Mais les profs craignent à tout moment le dérapage comme François Venant, syndiqué au SNES-FSU: "_on est très inquiets face à ce qui se passe : il y a 300 jeunes, 200 de notre établissement et 100 qu'on ne connait pas, vous voyez bien que personne ne peut rien faire ! On a notre chef d'établissement seul devant les grilles, à qui on a dit "ne fermez pas l'établissement", je suis inquiet pour eux et pour les jeunes., quand je vois des pétards voler. Il peut se passer ici ce qui se passe ailleurs"_.

François Venant, (SNES-FSU): "Oui on est inquiets, très inquiets"

Les lycéens ont prévu de continuer leur mouvement la semaine prochaine.