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Société

Pays Basque : les femmes toujours autant victimes de violences conjugales

lundi 5 mars 2018 à 6:01 Par Nathalie Bagdassarian, France Bleu Pays Basque

A Bayonne, une soixantaine de femmes ont trouvé l'an dernier "refuge" au Lieu d'Accueil et d'Ecoute des Violences Conjugales. Les éducatrices les écoutent, les guident, les mettent à l'abri avec leurs enfants s'il le faut et parfois, les accompagnent au commissariat si elles le souhaitent.

L' équipe du Lieu d'Accueil et d'Ecoute des Violences Conjugales
L' équipe du Lieu d'Accueil et d'Ecoute des Violences Conjugales © Radio France - Nathalie Bagdassarian

Pays Basque, France

Leur nombre ne baisse pas. Chaque semaine, au moins une femme pousse la porte du 14, rue Jacques Laffitte à Bayonne. L'an dernier, une soixantaine sont venues chercher de l'écoute, du réconfort, de l'aide auprès de  l'équipe du Lieu d'Accueil et d'Ecoute des Violences Conjugales de l'association Atherbea. Le responsable, Samuel Niceron travaille avec Mayie Hiriart et Andrée Diarté, deux éducatrices spécialisées. Ils accueillent des femmes "de tous âges et de toutes conditions sociales "subissant des violences physiques, sexuelles ou verbales de la part de leur conjoint ou mari. 

Etre entendue pour commencer à guérir

"La grande majorité des femmes qui ont la force de venir ici sont victimes de violences psychologiques" précise Mayie Hiriart. "Elles sont épuisées, elles ont besoin d'écoute, de repos, ce n'est qu'ensuite que nous pouvons commencer un travail de reconstruction" poursuit Andrée Diarte. "Bien souvent, elles ont honte, et bien souvent, contrairement aux idées reçues, elles vivent dans des milieux aisés avec des maris qui ont des professions connues et reconnues". La violence s'abat dans tous les milieux. En proportion, très peu de femmes portent plainte, seulement 10% au niveau national. 

"Nous accueillons des femmes détruites"

Les violences psychologiques font autant de mal que les coups

"Etre insultée, humiliée, rabaissée, isolée, entraînent autant de souffrances que des violences physiques" tiennent à souligner Mayie Hiriart et Andrée Diarte. Il suffit d'écouter Marie, cette jeune femme de 30 ans qui, avec son petit garçon de 16 mois, a fui le domicile conjugal. Elle a accepté de témoigner pour dit-elle "aider toutes les femmes qui vivent la même chose et leur donner le courage de partir".

Le témoignage de Marie

  • Comment contacter le Lieu d'Accueil et d'Ecoute des Violences Conjugales ?

14 rue Jacques Laffitte à Bayonne.  Tél : 05 59 46 40 86 ou le numéro national 3919, appel gratuit et anonyme.

  • Pour la Journée Internationale des Droits des Femmes le 8 mars 

Appel à la "Grève des femmes" avec à 12 h un repas partagé des "grévistes" Place de la Liberté devant la mairie.

18h une manifestation des "grévistes" qui "rendront leur tablier", à 21h30 un concert au Magnéto au profit des associations Atherbea, COOP, et La Locomotive qui vont créer des ateliers de musicothérapie pour des femmes victimes de violences.