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Société

Pays Basque : vivre et travailler en habitat mobile

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Par , France Bleu Pays Basque, France Bleu

La prise de conscience de l'urgence climatique et la hausse des prix des logements poussent de plus de personnes à opter pour des Tiny House, des micro-maisons en bois sur remorque.Les constructeurs se multiplient au Pays Basque, les acheteurs sont souvent freinés par la rareté des terrains.

L' une des rares Tiny Houses au Pays Basque, celle de Typhaine Dulhauste installée au camping d'Urt en attendant de trouver un terrain
L' une des rares Tiny Houses au Pays Basque, celle de Typhaine Dulhauste installée au camping d'Urt en attendant de trouver un terrain © Radio France - Nathalie Bagdassarian

Pays Basque, France

Il s'agit là d'un véritable mouvement social et non d'une lubie de quelques amoureux de la petite maison dans la prairie.  Il arrive au Pays Basque. Dans le département, les Tiny house, nom anglais pour ces mini maisons roulantes, ont déjà séduit le campus de Pau pour loger des étudiants. Prés de Nantes, la ville du Rezé a mis 6 000 m2 à disposition pour l'installation d'un village de Tiny house. Le Pays Basque est en train d'être emporté par le même mouvement mais le foncier est encore un des principaux freins à lever.

Typhaine habite désormais dans sa tiny house tout en bois d'une surface totale de 30m2 - Radio France
Typhaine habite désormais dans sa tiny house tout en bois d'une surface totale de 30m2 © Radio France - Nathalie Bagdassarian

J'ai sauté le pas pour des convictions écologiques -Typhaine

Typhaine Dulhauste a élu domicile sur une petite parcelle du camping des 4 Chênes à Urt au printemps dernier. Sa Tiny House est arrivée  des Hautes-Pyrénées où elle a été fabriquée. Une micro-maison en bois  fixée sur sa remorque, déplaçable à tout moment d'une surface de 30 m2 au total . Elle y vit avec ses 2 enfants. "Depuis longtemps, je vis selon mes convictions écologiques. Nous étions locataires d'une maison, nous avions déjà des toilettes sèches, un poulailler, un potager ..." or un changement de situation personnelle a entraîné Typhaine a changé de domicile.."J'ai voulu devenir propriétaire mais avec des prix des terrains constructibles à 250 euros le m2 ou des maisons à rénover qui était au-dessus de mes moyens ou qui m'engageait dans une logique d'endettement de longue durée, j'ai préféré réfléchir à des formes d'habitat alternatif". 

"Des convictions écologiques m'ont poussé à sauter le pas, à vivre dans une Tiny House"

Aujourd'hui, je suis une des rares à vivre en Tiny House, dans 5 ans nous pourrons remplir des salles entières - Typhaine Dulhauste

Typhaine Dulhauste a ensuite dû convaincre les banques de lui concéder un prêt. Les Tiny House ne sont pas considérées comme des habitations n'ayant pas de fondations. Elle a fini par rencontrer un conseiller bancaire, sensible aux problèmes écologiques, qui lui a accordé un prêt à la consommation à un taux abordable. Typhaine Dulhauste vit désormais dans sa Tiny House de 30m2 au total et doit maintenant trouver un terrain pour installer sa petite maison sur remorque où "elle a pour projet d'avoir un poulailler, un potager, un verger, de vivre au contact de la nature, avec un impact environnemental minimum.

" Installer des Tiny House sur un terrain , c'est moins cher que de construire une maison"

Aujourd'hui, je suis une des seules à avoir adopté ce mode de vie au Pays Basque, dans 5 ans je pense que nous pourrons remplir des salles entières. Les élus ne connaissent pas trop encore mais les Tiny House peuvent faire faire des économies aux collectivités et permettre d'accéder à tous à un logement décent".

De plus en plus de constructeurs de Tiny

Ludovic Bos charpentier de métier et Karine Pétissof chargée du marketing  - Radio France
Ludovic Bos charpentier de métier et Karine Pétissof chargée du marketing © Radio France - Nathalie Bagdassarian

Le plus difficile est de trouver un terrain et de convaincre les banques

Si les élus sont encore à convaincre, les constructeurs de Tiny House se multiplient au Pays Basque. Il en existe prés d'une dizaine comme Ludovic Bos, charpentier qui s'est lancé en début d'année dans la construction de Tiny House. "Un challenge professionnel et un défi car construire une Tiny est un vrai casse tête pour concilier le côté écologique et les normes imposées. Une Tiny ne doit pas faire plus de 3 500 kg et pas plus 2,50 m de largeur pour ne pas être en convoi exceptionnel".

Une mezzanine, une cuisine et une salle de bain dans 17m2 - Radio France
Une mezzanine, une cuisine et une salle de bain dans 17m2 © Radio France - Nathalie Bagdassarian

Un salon de coiffure roulant

Un camping car totalement relooké, vert pâle, baptisé "pinpilin pausa", "la transformation du papillon" en langue basque. "ll était temps que je change de vie" avoue  Estitxu Mugica. A 35 ans, elle a quitté le salon de coiffure où elle travaillait sur BAB . "J'étouffais, j'avais besoin de sortir, d'être dans la nature". 

" C'est dédié à toutes les personnes : des personnes âgées, des enfants et je suis aussi dans le soin car j'accompagne les femmes atteintes de cancer"

Estitxu Mugica a totalement réaménagé un camping car en un salon de coiffure itinérant - Radio France
Estitxu Mugica a totalement réaménagé un camping car en un salon de coiffure itinérant © Radio France - Nathalie Bagdassarian

Deux maires ont été séduits par le concept du salon de coiffure itinérant d'Estitxu Mugica. Celui de Macaye et Jean Michel Anchordoquy, le maire de Bidarray. Ce dernier a même été son premier client comme vous allez l'entendre dans le reportage ci-dessous.

"Il apporte de la vie et rend service dans notre commune où nous n'avons pas de salon de coiffure.J'ai été le premier à tester !"- Jean-Michel Anchordoquy, le maire de Bidarray.

"Un salon de coiffure pour être au plus prés des personnes et notamment pour les femmes atteintes de cancer. Estitxu Mugica a suivi de nombreuses formations pour apporter des soins spécifiques. - Radio France
"Un salon de coiffure pour être au plus prés des personnes et notamment pour les femmes atteintes de cancer. Estitxu Mugica a suivi de nombreuses formations pour apporter des soins spécifiques. © Radio France - Nathalie Bagdassarian

Estitxu Mugica compte bien maintenant être accueillie dans d'autres villages qui n'ont pas de salon de coiffure.

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