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Société

Pays de la Loire : de grandes disparités dans les villes moyennes face à la pauvreté

Dans notre région, les conditions de vie des habitants des villes moyennes sont très inégales ! C'est un des enseignements de l'étude dévoilée ce jeudi par l'INSEE. Globalement, il fait plutôt bon vivre dans les Pays de la Loire, mais la pauvreté varie sensiblement suivant le lieu où l'on réside.

Illustration
Illustration © Maxppp - SPITERI Sophie

Pays de la Loire, France

Dans son étude parue ce jeudi, l'INSEE se focalise sur les villes moyennes, celles qui comprennent plus de 5.000 emplois et moins de 150.000 habitants. Il y en a 22 en Pays de la Loire. Notre région se situe en-dessous de la moyenne nationale sur le plan de la pauvreté  : 13% des habitants de la région sous le seuil de pauvreté en 2015, contre 17% en France métropolitaine. Mais ce chiffre cache de fortes disparités selon le lieu où l'on vit.

Huit villes moyennes touchées par la pauvreté

Châteaubriant et Sablé-sur-Sarthe sont les deux villes des Pays de la Loire où la pauvreté est la plus présente : elle touche quasiment un habitant sur cinq. Mais La Flèche, Fontenay-le-Comte ou encore Saumur sont également impactées, tout comme Évron, Luçon et La Ferté-Bernard. Dans ces villes, le niveau de vie médian est plus faible : 18.400 euros annuels à Sablé, 19.300 euros annuels à Fontenay-le-Comte, contre 20.300 euros par an sur l'ensemble des villes moyennes de la région.

Les résultats de l'étude publiée par l'INSEE sur la pauvreté dans les villes moyennes des Pays de la Loire. - Aucun(e)
Les résultats de l'étude publiée par l'INSEE sur la pauvreté dans les villes moyennes des Pays de la Loire. - INSEE

Logements vacants et chômage

Cette pauvreté résulte de plusieurs facteurs. Parmi eux, l'emploi. 18% des actifs sont au chômage à Saumur, 17% à Fontenay-le-Comte. Et dans ces villes, les habitants occupent le plus souvent des postes peu qualifiés. 

Ces villes davantage touchées par la pauvreté font face à un taux de logements vacants supérieur à la moyenne. C'est particulièrement le cas à Fontenay-le-Comte et Saumur : 14% et 12 % contre 6% en moyenne en Pays de la Loire. Les logements sont souvent petits et anciens. Dans ces villes moyennes, le nombre d'habitants qui résident en HLM est également plus conséquent. A Sablé-sur-Sarthe, là, ce sont 28% des ménages qui vivent dans ces habitats à loyer modéré. Et peu sont propriétaires : moins d'un ménage sur deux dans la ville de la Sarthe, comme à Saumur.

Dans ces villes "fragilisées", les habitants possèdent moins souvent une voiture : à Évron et Saumur, entre 21 et 22% des ménages ne possèdent pas de voiture. Et peu d'entre eux utilisent les transports en commun : l'offre est soit inexistante, soit inadaptée d'après l'INSEE.

Vacance et taux d'occupation des logements dans les villes moyennes des Pays de la Loire. - Aucun(e)
Vacance et taux d'occupation des logements dans les villes moyennes des Pays de la Loire. - INSEE

Les Herbiers, Montaigu et les villes du littoral s'en sortent mieux

Les conditions de vie sont en effet plus favorables aux Herbiers, à Challans, à Montaigu ou encore dans les villes de bord de mer. 7% des habitants vivent sous le seuil de pauvreté à Montaigu, et le chômage y est plus faible qu'au niveau régional (9% contre 14%). Dans ces villes, les actifs occupent des postes plus qualifiés, et les habitants, bien souvent des familles nombreuses, sont davantage propriétaires de leur logement. Aux Herbiers par exemple, la moitié des ménages vivent dans un cinq pièces ou plus.

Concernant les villes moyennes du littoral, la population est encore plus aisée, mais aussi plus âgée. "Le niveau de vie est supérieur de 1.200 à 2.400 euros à celui de l'ensemble des villes moyennes", explique l'INSEE. Leur population a augmenté en moyenne de 1% à 1,3% entre 2009 et 2014.

Beaucoup d'inégalités à La Roche-sur-Yon et Laval

Deux villes moyennes ont un profil à part : La Roche-sur-Yon, en Vendée, et Laval, en Mayenne. L'écart entre "les bas et hauts niveaux de vie" est "assez élevé". La pauvreté y est importante, elle touche 15% des ménages. Les habitants y sont jeunes : 47% ont moins de 35 ans dans la préfecture vendéenne, 44 % dans la préfecture mayennaise. Ils sont également moins souvent propriétaires, et habitent dans des logements de petite taille. 

A Laval également, le niveau de vie des habitants est plus faible que dans les communes à proximité. Même constat pour La Ferté-Bernard, Fontenay-le-Comte et Sablé-sur-Sarthe. 

Retrouvez l'ensemble de l'étude ici

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