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Pédocriminalité dans l'Église : les évêques de France confirment un monument à la mémoire des victimes

- Mis à jour le -
Par , France Bleu Béarn Bigorre, France Bleu Occitanie, France Bleu

À l'issue de l'assemblée plénière de la conférence des évêques de France, une série de résolutions pour lutter contre la pédocriminalité dans l'Église est annoncée ce vendredi. Un fonds de dotation à destination des victimes va être créé, et il y aura un lieu de mémoire érigé, sans doute à Lourdes.

Mgr Eric de Moulins-Beaufort, président de la conférence des évêques de France, encadré par ses vice-présidents, Mgr Olivier Leborgne (à g.) et Mgr Dominique Blanchet.
Mgr Eric de Moulins-Beaufort, président de la conférence des évêques de France, encadré par ses vice-présidents, Mgr Olivier Leborgne (à g.) et Mgr Dominique Blanchet. © AFP - Laurent Ferrière

"Nous voulons mobiliser des moyens pour vous accompagner, matériellement et spirituellement, selon ce que vous désirerez", a assuré en clôture de l'assemblée plénière de la conférence des évêques de France (CEF) son président, Monseigneur Eric de Moulins-Beaufort. Une série de onze résolutions pour lutter contre la pédocriminalité dans l'Église a été votée. Ces mesures commenceront de s'appliquer d'ici la fin de l'année, alors qu'une première journée nationale pour les victimes d'agressions sexuelles aura lieu le 12 mars 2022. 

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Un fonds de dotation de cinq millions d'euros pour les victimes

Parmi ces résolutions, la création d'un fonds de dotation de cinq millions d'euros pour les victimes. "Une instance indépendante d'assistance" aura la charge "d'examiner les demandes et de décider les attributions", a précisé la Conférence des évêques de France.  Cette contribution "n'est pas une indemnisation ni une réparation", a précisé Mgr Eric de Moulins-Beaufort. Sera également créé un lieu de mémoire, sans doute à Lourdes, "un lieu qui gardera vive la mémoire des faits commis et la manière dont les personnes agressées ont pu vivre cette épreuve, a précisé Mgr Dominique Blanchet, vice-président de la CEF, ce que les personnes victimes demandent le plus, c'est l'assurance que l'Église travaille vraiment pour que de tels drames ne se reproduisent plus. Ce lieu mémoriel devra aussi être pédagogique, pour former les générations futures à la vigilance sur les dérives possibles du pouvoir spirituel".

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Les évêques ont également annoncé qu'une journée nationale de mémoire et de prière pour les personnes victimes aura lieu tous les ans, le troisième vendredi de Carême, soit vers la mi-mars. La première aura lieu le 12 mars 2022. Et puis un "tribunal pénal canonique" sera créé, pour sanctionner en interne sans se substituer aux tribunaux civils, les ecclésiastiques coupables d'actes pédophiles et ou d'abus sexuels.

"Un moment historique"

L'Aveyronnais Olivier Savignac, lui-même victime il y a près de 30 ans, alors qu'il avait 13 ans d'un prêtre en Béarn (il avait témoigné à Lourdes en 2018), également cofondateur et président de l'association "Parler et revivre" accueille positivement ces mesures : "C'est un moment historique, une reconnaissance de la responsabilité institutionnelle de l'Église par rapport à ces actes et ces traumatismes. Il y a des mots très forts dans la première résolution à propos des autorités ecclésiales « qui n'ont pas su ni voulu voir ni entendre, et qui ont caché parfois les faits commis. Et puis je ne m'attendais pas à dix autres résolutions très engageantes et très positives, il y a une volonté de transparence, de vérité et surtout de coopération, c'est un fait vraiment important."

La plupart de ces résolutions doivent êtres mises en place avant la fin de l'année et parallèlement, la CIASE, commission indépendante sur les abus sexuels dans l’Église, doit rendre un nouveau rapport d'ici la fin de l'été.

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