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Société

Périgueux : la chaudière à bois de la ville entre en activité

vendredi 14 septembre 2018 à 16:57 Par Benjamin Fontaine, France Bleu Périgord

Cette nouvelle chaufferie va alimenter l'équivalent de 2.000 logements sur les deux rives de l'Isle. Elle a coûté près de six millions d'euros.

C'est dans cette chaudière que le bois est brûlé pour chauffer le réseau de Périgueux.
C'est dans cette chaudière que le bois est brûlé pour chauffer le réseau de Périgueux. © Radio France - Benjamin Fontaine

Chaud devant ! Un an et demi après la pose de sa première pierre, la chaufferie à bois "des deux rives" est entrée en activité cette semaine. Le bâtiment a été inauguré ce vendredi 14 septembre. 

5.300 tonnes de bois utilisés à l'année

Depuis lundi, la gendarmerie, le centre de secours, la polyclinique Francheville...une trentaine de bâtiments au total et quelques appartements et maisons sont chauffés grâce à cette nouvelle chaudière construite sur le boulevard Bertran de Born. Ce bâtiment de 600 m2 alimente désormais l’équivalent de 2.000 logements et va permettre d'éviter l'émission de 3.300 tonnes de C02 par an.

Depuis l'extérieur on dirait des cubes de ciment gris recouverts en partie de bois. Une cheminée de 20 mètres de haut en dépasse. Le bâtiment cache une très grosse chaudière capable de chauffer jusqu'à 800°C pour alimenter les deux rives de l'Isle. A l'année, le réseau va utiliser 5.300 tonnes de copeaux de bois issus majoritairement de la forêt de Belvès.

5,7 millions d'investissement

Il s'agit d'écorces ou branches explique Lionel Poitevin directeur général de l'Ademe, l'agende de l'environnement et de la maîtrise de l'énergie en Nouvelle-Aquitaine. "Nous n'abattons de forêts pour ce réseau biomasse. Il s'agit de bois d'oeuvre mais aussi des déchets forestiers que l'on va utiliser. C'est éviter le gaspillage d'un déchet, la biomasse, pour l'utiliser dans les chaufferies." 

5.300 tonnes de déchets vont brûler chaque année dans la chaudière. - Radio France
5.300 tonnes de déchets vont brûler chaque année dans la chaudière. © Radio France - Benjamin Fontaine

L'eau chauffée à plus de 80°C est ensuite envoyée dans les cinq kilomètres de réseau. C'est plus écologique que le gaz. Plus économique aussi assure Pierre Dejean, directeur d'Engie Cofely, le fournisseur pour les 25 prochaines années. "Les abonnés ont souscrit un contrat d'abonnement sur la durée qui va leur permettre des évolutions chaotiques du prix de l'énergie. C'est une perspective sur l'avenir." D'ici la fin d'année tous les abonnés concernés seront reliés à la chaufferie, elle prendra alors toute sa puissance.

Ce projet représente 5,7 millions d'euros d'investissement pour la ville, Engie, l'Ademe et l'Europe. La chaufferie des deux rives s'inscrit aujourd'hui parmi les trois plus grosses chaufferies du département avec celles de l’hôpital et de Coulounieix-Chamiers.