Société

Périgueux : la manifestation contre l'état d'urgence mobilise

Par Morgane Schertzinger, France Bleu Périgord samedi 30 janvier 2016 à 14:23

Près de 200 manifestants se sont réunis à Périgueux samedi matin.
Près de 200 manifestants se sont réunis à Périgueux samedi matin. © Radio France - Morgane Schertzinger - France Bleu Périgord

Les manifestants étaient 200 environ ce samedi matin dans les rues de Périgueux à être mobilisés contre l'état d'urgence. Un rassemblement qui était prévu un peu partout en France, à l'appel d'une centaine d'associations et de collectifs.

A Périgueux ce samedi matin, plusieurs associations ont appelé les Périgourdins à se mobiliser et à manifester contre l'état d'urgence qui, selon elles, conduit à la perte des libertés des citoyens. Ils étaient environ 200 à s'être rassemblés pour défendre l'idée même de la liberté. "Nous sommes inquiets que dans le pays des libertés, l'Etat se mette dans une position dans laquelle les libertés n'existent plus", soupire une manifestante. 

Réunis à 11 heures sur la place de l'Ancien Hôtel de Ville de Périgueux, les manifestants ont filé en cortège jusqu'à la Préfecture, causant par la même occasion quelques bouchons et ralentissements au niveau du rond-point Yves Guéna et des Allées Tourny, un peu avant midi. 

"L'état d'urgence, ça ne sert à rien"

La manifestation a été lancée à l'appel du Collectif de résistance contre l'état d'urgence et pour les libertés en Dordogne. Plusieurs autres partis (Europe-Ecologie-les-Verts, le Front de Gauche...), associations (ATAC, Ligue des droits de l'Homme...) et même syndicats (CGT) ont répondu présents. 

"Je suis là pour défendre notre droit d'exister. On y est pour rien dans les attentats de Paris, je ne vois pas pourquoi on nous interdit de manifester, ça devient une privation de liberté tout à fait inacceptable, je trouve", explique Alain, un autocollant CGT collé sur sa veste.

"Depuis qu'il a été mis en place, l'état d'urgence n'a pas fait ses preuves, soupire Hélène Elouard, membre du collectif organisateur. Il ne sert à rien !". Au-delà de la levée de l'état d'urgence, les manifestants réclamaient également l'abandon de la déchéance de nationalité. Une loi qui, selon le président de la Ligue des droits de l'Homme en Dordogne, ne servirait qu'à "diviser les gens au lieu de les rapprocher."

Ecoutez Franck Merlin-Anglade au micro France Bleu Périgord :

EXPLICATION | Franck Merlin-Anglade, président de la Ligue des Droits de l'Homme

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