Société

« On peut améliorer la prise en charge pour les femmes qui avortent » : Lysiane Entzmann

Par Sébastien Germain, France Bleu Belfort-Montbéliard lundi 28 septembre 2015 à 8:58

Lysiane Entzmann
Lysiane Entzmann - Sebastien germain

Marisol Touraine, ministre de la santé, lance ce lundi une campagne nationale d'information sur le droit à l’avortement. Est-ce que les femmes sont assez bien prises en charge ? Lysiane Entzmann est la directrice du centre d'information sur les droits des femmes et des familles à Belfort

La loi Veil fête ses 40 ans cette année et ce lundi c’est la journée mondiale pour le droit à l’avortement. La ministre de la santé a décidé de lancer une campagne nationale d’information sur le droit à l’avortement. L’idée est d’avoir accès plus rapidement à l'information avec la mise en place notamment d'un numéro vert.

« La situation économique a des conséquences »

Pour Lysiane Entzmann, la directrice du centre d'information sur les droits des femmes et des familles à Belfort on ne manque pas d’information : « les campagnes d’informations sont plutôt bien faites, on peut aller dans les collèges pour parler aux jeunes et pourtant les chiffres sur l’avortement restent stables. L’acte d’avortement ne reste pas anodin, ça reste un acte difficile mais la situation économique fait que certaines femmes ne se sentent pas d’avoir un enfant ».

Une femme sur 3 concernée

La prise en charge médicale ne pose pas de problème selon Lysiane Entzmann. Elle déplore tout de même que l’entretient pré Ivg ne soit plus obligatoire : « les femmes ressortaient toujours apaisées de cet entretient ». La directrice du centre d'information sur les droits des femmes et des familles à Belfort s’exprime également sur le projet de loi qui est en discussion en ce moment et qui prévoit notamment de supprimer le délai de réflexion de 7 jours.

Lysiane Entzmann a également le sentiment que le droit a l’avortement reste menacé dans plusieurs pays comme l’Espagne et les Etats-Unis : « dans certains pays il faut rappeler que ça reste un crime ou un délit ».

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