Retour
Provence-Alpes-Côte d'Azur Corse Auvergne-Rhône-Alpes Grand Est Bourgogne-Franche-Comté Occitanie Nouvelle-Aquitaine Centre-Val de Loire Île-de-France Hauts-de-France Normandie Pays de la Loire Bretagne
  • Toute la France
  • Auvergne-Rhône-Alpes
  • Bourgogne Franche-Comté
  • Bretagne
  • Centre-Val de Loire
  • Corse
  • Grand Est
  • Hauts-de-France
  • Île-de-France
  • Normandie
  • Nouvelle-Aquitaine
  • Occitanie
  • Pays de la Loire
  • Provence-Alpes-Côte d'Azur
Changer de région
Centre-Val de Loire
Changer de région
Corse
Changer de région
Hauts-de-France
Changer de région
Normandie
Retour

Peut-on en finir avec le démarchage téléphonique ?

-
Par , France Bleu Provence

Des associations de consommateurs ont recueilli 450.000 signatures pour réclamer l'interdiction du démarchage téléphonique. Le gouvernement ne semble pas sur la même ligne.

Pour éviter les appels intempestifs le dispositif Bloctel existe depuis 2016
Pour éviter les appels intempestifs le dispositif Bloctel existe depuis 2016 © Maxppp - Dylan Meiffret

"C'est du harcèlement téléphonique !". Hélène est exaspérée, plusieurs fois par jour, du matin jusqu'à parfois 21h30, elle reçoit des offres commerciales sur son téléphone fixe : "Même quand je dis non, ils rappellent encore et encore". Pourtant, cette Aixoise s'était inscrite sur Bloctel en 2016, "le calme n'a duré que trois mois".

"Le consommateur peut très bien se débrouiller seul." - Anne-Marie Tabutaud, CLCV

Chez Sylviane, le téléphone sonne tous les jours "pour vendre de l'isolation des combles, des abonnements à la télévision payante, des abonnements téléphoniques. Je n'en peux plus, pour ne pas être désagréable, je décroche et je raccroche immédiatement". C'est le même constat pour Mireille qui en est arrivée à une solution radicale : "J'ai coupé mon téléphone fixe, au moins je ne suis plus dérangée".

Pour éviter ce harcèlement, la CLCV propose tout simplement d'interdire le démarchage téléphonique. Pour sa représentante à Marseille, Anne-Marie Tabutaud, "le consommateur peut très bien se débrouiller tout seul. Quand il a besoin d'un renseignement commercial, il sait à qui s'adresser".

Un décret qui va aggraver la situation ?

Pourtant, le gouvernement a présenté un projet de décret en cours de consultation au Conseil national de la consommation, "qui aboutit à légitimer le harcèlement dont sont victimes les consommateurs" selon douze associations qui sont vent debout contre ce dispositif.

Selon elles, ce décret "autorise des créneaux de plus de cinquante heures d'appel par semaine, sur six jours. En outre, si les consommateurs déclinent la proposition commerciale dès le premier appel, le démarcheur d'une même entreprise sera autorisé à les appeler jusqu'à quatre fois au total au cours du même mois, soit une fois par semaine", s'indignent les associations.

En France, à l'heure actuelle, chacun peut être démarché, sauf s'il a inscrit son numéro au fichier Bloctel. Ce service, mis en place mi-2016, permet théoriquement de ne plus être dérangé par des appels non souhaités. Ce dispositif est affaibli par de nombreuses dérogations.

Choix de la station

À venir dansDanssecondess