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Peut-on nourrir tout le monde avec le bio ?

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Par , France Bleu Saint-Étienne Loire

A Saint-Etienne, un magasin bio vient de renoncer à alimenter les crèches. Une décision qui met en évidence les contraintes de la nourriture bio dans la restauration collective.

Une des contraintes du bio : devoir se limiter aux produits de saison
Une des contraintes du bio : devoir se limiter aux produits de saison © Radio France - (Jeanne Richard)

Saint-Étienne est leader en France des cantines scolaires bio et souvent montrée en exemple. Les 90 écoles de la ville ont actuellement des menus composés à 80% de produits biologiques qui devraient passer au 100% bio l'année prochaine. Dans les cantines des écoles primaires, qui représentent l'essentiel du marché de la resaturation bio collective à Saint-Etienne, cela se déroule plutôt bien. Mais la situation est plus difficile dans les dix crèches de la ville. L'épicerie bio Le Baraban de Villars renonce à les fournir.

"Il y a des problèmes d'adaptation aux contraintes de la nourriture bio" (Didier Lachalle)

Alors est-il possible de généraliser l'alimentation biologique dans la restauration collective? Malgré la volonté politique affichée par la mairie, la décision du Baraban de jeter l'éponge met en évidence des difficultés. Le secteur manque d'organisation et d'une filiaire de livraison à grande échelle. De plus en plus de producteurs locaux se structurent en coopératives par exemple et les politiques ont également un rôle à jouer.

Bio généralisé ENRO DEVELOPPEMENT

Didier Lachalle, le directeur du magasin Le Baraban estime aussi qu'il faut un apprentissage en cuisine "en terme de saisonalité, de coûts et de préparation supplémentaires à assumer. On livre des légumes qu'il faut éplucher et ça change tout." Sans compter qu'il faut faire avec les aléas naturels auxquels sont plus sensibles les cultures biologiques.

Le contrat du Baraban avec la mairie court jusqu'au 31 décembre 2013. La ville assure être en train de finaliser un contrat avec un fournisseur remplaçant.

La France importe un quart de ses produits biologiques

La demande de la restauration collective est en constante augmenattion mais il manque des producteurs. Pour Adrien Mazet, producteur de lait et yahourts bio à Chazelle-sur-Lyon, l'essentiel c'est que les petits exploitants locaux puissent bien vivre.

Bio généralisé SON Mazet

Le secteur du bio manque encore de structuration pour fournir des produits à grande échelle. Reportage: Jeanne Richard

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