Société

Philippe Barre sur Darwin : incompréhension et schizophrénie

Par Florence Pérusin, France Bleu Gironde jeudi 19 janvier 2017 à 10:03

Philippe Barre dans le studio de France Bleu Gironde
Philippe Barre dans le studio de France Bleu Gironde © Radio France - Florence Pérusin

Le fondateur de Darwin affirme que la mairie de Bordeaux demande aux associations du site de partir sans délai. Il dénonce la schizophrénie de l'aménageur qui porte un projet qui ne correspond plus selon lui aux besoins actuels. Interview.

France Bleu Gironde: Quelqu'un à la mairie vous a-t-il demandé de partir et vite ?

Philippe Barre : D'abord, tout le monde ne doit pas partir. Les entreprises sont dans une partie privée que nous avons achetée en 2010, donc cette partie là n'est pas concernée, en revanche sur la partie des associations, elles sont soumises à des autorisations d'occupation temporaires. Et oui, on nous a dit il y a 8 jours lors d'une réunion qu'il fallait qu'on parte dans la précipitation. L'échéance annoncée, c'était sans délai, mais avec des solutions de relocalisation, le problème c'est que nous attendons toujours ces solutions. Nous on essaie de faire valoir que le modèle fonctionne, ce qui a été reconnu.

En même temps, ces autorisations temporaires faisaient partie du deal de départ ?

En effet, sauf qu'au départ, c'était uniquement le skate-park qui était concerné. Au fur et à mesure, on nous a envoyé beaucoup de monde et ça a marché. On a répondu à ces demandes qui n'étaient pas prévues et aujourd'hui il faut qu'elles partent, c'est cette schizophrénie qu'on dénonce. Ce modèle fonctionne et satisfait un grand nombre d'usagers, n'est-il pas important de s'adapter à la réalité des besoins et de le conserver ?

Avez vous l'impression d'être trahi par la mairie ?

Trahi, non nous avons été soutenus par Alain Juppé pendant de nombreuses années, et jamais nous n'aurions pu faire ce que nous avons fait sans son appui, par contre je parle d'incompréhension et de schizophrénie du coté de l'aménageur de Bastide Niel qui veut avancer et déployer coûte que coûte un projet pensé en 2005 à une période ou la situation n'était pas la même. Aujourd’hui cela ne correspond plus à la réalité et aux besoins.