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Société

Philippe Kéravec revient sur ses 40 ans à la CGT Santé de l'hôpital du Mans

mardi 30 janvier 2018 à 15:17 Par Christelle Caillot, France Bleu Maine

Arrivée du premier scanner, modernisation de l'hôpital du Mans, mise en place des 35h. Philippe Kéravec, manipulateur radio et syndicaliste à la CGT Santé revient sur ses 40 ans d'activité.

Philippe Kéravec prend sa retraite après 40 ans à la CGT santé de l'hôpital du Mans
Philippe Kéravec prend sa retraite après 40 ans à la CGT santé de l'hôpital du Mans © Radio France - Christelle Caillot

Le Mans, France

Philippe Kéravec a passé toute sa vie professionnelle à l'hôpital du Mans. Il nous raconte ses 40 ans à la fois en tant que manipulateur radio et syndicaliste.

J'ai vu l'arrivée du premier scanner 

"On est passé de la radiologie traditionnelle, à l'imagerie, l'imagerie en coupe" nous dit Philippe Kéravec, ancien secrétaire CGT Santé à l'hôpital du Mans. "J'ai vu apparaître en 2003 le premier scanner à l'hôpital. Et puis ensuite il y a eu l'IRM, et toute l'arrivée de l'informatique qui est venue s'associer à la radiologie. En 40 ans, c'est un secteur qui a beaucoup évolué. Au niveau de la modernisation de l'hôpital, Philippe Kéravec, ancien secrétaire CGT Santé à l'hôpital du Mans poursuit : "c'est une structure pavillonnaire qui s'est beaucoup modifiée ces derniers temps avec l'ouverture des différents pôles comme la pédiatrie et la gériatrie".

Le plan Juppé, l'une des luttes les plus dures 

Au niveau social, Philippe Kéravec est incapable de dire combien de manifestations ni de jours de grève il a fait mais il souligne : "c'est une expérience considérable avec beaucoup de luttes locales et nationales. Il y a eu des défenses individuelles, collectives. Les luttes les plus dures ont été en 1995 avec le plan Juppé, puis en 2003 les actions sur les retraites, et bien sur la mise en place des 35h qui à l'époque n'étaient pas une mince affaire".

"Aujourd'hui, il y a une multitude de réformes qui se sont additionnées les unes sur les autres ces dernières années et à chaque fois il y a une remise en cause du service public hospitalier. Demain, on n'est pas certains de pouvoir accueillir toute la population. On est dans une forme de privatisation. Aujourd'hui on nous dit que notre cœur de métier, c'est le soin, donc on va tout axer sur le soin. Ça veut dire que tous les autres services comme le ménage, l'administratif, la technique, on est en train de confier cela au secteur privé.  L'exemple le plus significatif, c'est le développement de l'ambulatoire. Aujourd'hui, la ministre annonce que demain, il faudra qu'il y ait sept patients sur dix qui rentrent la matin et qui ressortent le soir quelle que soit l'opération à subir. Ça veut dire que les gens sortiront le soir, mais est-ce qu'ils seront en capacité de rentrer chez eux en fonction de l'âge qu'ils ont. On envisage également de mettre en place des hôtels hospitaliers pour ceux qui habitent trop loin. L'hôtel sera situé près de l'hôpital et qui va payer ? Ou les mutuelles ou la population mais auparavant, toutes ces personnes étaient prises en charge par l'hôpital".