Retour
Provence-Alpes-Côte d'Azur Corse Auvergne-Rhône-Alpes Grand Est Bourgogne-Franche-Comté Occitanie Nouvelle-Aquitaine Centre-Val de Loire Île-de-France Hauts-de-France Normandie Pays de la Loire Bretagne
  • Toute la France
  • Auvergne-Rhône-Alpes
  • Bourgogne Franche-Comté
  • Bretagne
  • Centre-Val de Loire
  • Corse
  • Grand Est
  • Hauts-de-France
  • Île-de-France
  • Normandie
  • Nouvelle-Aquitaine
  • Occitanie
  • Pays de la Loire
  • Provence-Alpes-Côte d'Azur
Changer de région
Centre-Val de Loire
Changer de région
Corse
Changer de région
Hauts-de-France
Changer de région
Normandie
Retour
Société

PHOTOS - 300 manifestants à Mézilles contre la vivisection

-
Par , France Bleu Auxerre

Environ 300 personnes, venues de toute la France, ont manifesté à Mézilles (Yonne), ce samedi, pour demander la fermeture du centre d'élevage qui fournit des animaux pour des expérimentations. Ils dénoncent une pratique d'un autre temps et demandent qu'on développe des alternatives.

300 personnes ont manifesté à Mézilles (Yonne) contre la vivisection.
300 personnes ont manifesté à Mézilles (Yonne) contre la vivisection. © Radio France - Delphine Martin

Mézilles, France

C'est un cortège que les habitants de Mézilles n'avaient plus croisé depuis deux ans. 300 défenseurs des animaux sont venus de toute la France pour demander, une fois encore, la fermeture du centre d'élevage de chiens de laboratoires situé sur la commune. 

Des pratiques cruelles et inefficaces selon les manifestants

Ce centre élève des Beagles et des Golden Retriever dans le seul but d'en faire des cobayes pour les tests des laboratoires pharmaceutiques. Les manifestants jugent ces pratiques cruelles et dépassées. 

Pour eux, il faut tout simplement interdire la vivisection, car elle n'est pas acceptable moralement et elle n'est pas efficace scientifiquement. "Ces expériences n'ont plus lieu d'être. Elles sont complètement dépassées ! Des méthodes de substitution existent et elles sont d'ailleurs beaucoup plus performantes, car un animal n'est pas un être humain ! Il est donc tout à fait obsolète de continuer à faire des expériences sur des animaux", explique Sylvie, la cinquantaine, venue de Paris. "Mais ça rapporte beaucoup d'argent à certains : aux laboratoires pharmaceutiques et à ces gens qui leur fournissent des chiens. Et ces gens-là ne sont pas prêts à lâcher le morceau", ajoute la manifestante. 

S'il faut venir tous les ans, ont le fera. Jusqu'à ce que ça s'arrête (Vallou et Charlène)

Vallou et Charlène, venues de la Sarthe, partagent ce sentiment d’écœurement. Elles portent toutes les deux un t-shirt où l'on peut lire "Mézilles, l'élevage de la honte". "En 2019, on utilise toujours des animaux pour des expériences alors qu'il y a des alternatives ! Il faudrait peut-être que le gouvernement ouvre les yeux ! On peut trouver d'autres solutions que de faire mal aux animaux ! " affirment les deux amies.

Les défenseurs des animaux manifestent contre le centre de Mézilles depuis 2010. - Radio France
Les défenseurs des animaux manifestent contre le centre de Mézilles depuis 2010. © Radio France - Delphine Martin

Cela fait déjà 3 ou 4 fois qu'elles manifestent dans l'Yonne. Elles reconnaissent un peu de découragement, parfois, mais jamais de la résignation. "Il faut toujours de la communication, car beaucoup de gens ne savent toujours pas ce qui se passe. Et s'il faut revenir l'an prochain, on reviendra. Jusqu'à ce que ça cesse ! Il ne faut pas lâcher le combat", ajoute les deux manifestantes.

Des manifestations depuis 2010

Cela fait 9 ans que des manifestations ont lieu tous les ans, à Mézilles ou à Auxerre, contre ce centre d'élevage controversé. Au début, les militants se sentaient un peu seuls. Aujourd'hui, les cortèges ne sont pas forcément beaucoup plus fournis mais Marc Vallaud, le président du collectif contre l'expérimentation et l'exploitation animale, estime que la question du bien être animal préoccupe beaucoup plus de monde qu'avant : "En 2010, nous étions 200, et une année, nous étions même 1500 ! Mais à cette époque-là, il y avait relativement peu de manifestations. Aujourd'hui, des manifestations pour le bien-être animal, il y en a tous les weekends ! J'en ai des frissons. Ça évolue. Le public veut que ça change et les citoyens s'engagent de plus en plus."

Les manifestants ont observé une minute de silence en mémoire des chiens morts. - Radio France
Les manifestants ont observé une minute de silence en mémoire des chiens morts. © Radio France - Delphine Martin

Le meilleur exemple de ce phénomène, c'est Patrick, venu de Nanterre. Ce combat contre les violences infligées aux animaux lui est cher. Il est très actif et se mobilise dès qu'il le peut. Et il sent qu'il n'est pas seul : "Sans parler d'activisme ou d'antispécisme, de plus en plus de citoyennes et citoyens en ont marre. Marre qu'on maltraite des animaux dans des zoos, qu'on les tuent dans des conditions atroces pour la boucherie... et là c'est un exemple typique : ces chiens sont élevés uniquement pour aller dans les laboratoires. Il faut qu'on se réveille !"

L'an dernier à Auxerre, les manifestants étaient 150. - Radio France
L'an dernier à Auxerre, les manifestants étaient 150. © Radio France - Delphine Martin

En 2017 et 2018, cette manifestation avait eu lieu à Auxerre, "pour alerter les habitants de la ville et la préfecture", rappellent les organisateurs. Le dernier rassemblement à Mézilles date de 2016.

Par ailleurs, L'association One Voice cherche toujours à exploiter des images tournées dans le centre d'élevage en présence d'un huissier. En avril dernier, la justice avait interdit l'utilisation de ces images et avait même condamné One Voice. L'association a fait appel. 

Choix de la station

France Bleu