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Société

[PHOTOS] À Brest, la guerre des mines se prépare avec des drones

La Direction Générale de l'Armement Techniques Navales fête ses 60 ans. Sur le site de Brest où travaillent une soixantaine de personnes, la question de la guerre des mines est centrale. Pour éloigner les hommes de la menace, les drones vont progressivement les remplacer au plus près du danger.

Le directeur de DGA TN Jérôme Perrin présente un des modèles de drones pouvant être utilisé pour des opérations de déminage sous-marines
Le directeur de DGA TN Jérôme Perrin présente un des modèles de drones pouvant être utilisé pour des opérations de déminage sous-marines © Radio France - Morgane Heuclin-Reffait

Brest, France

Des mines de plus en plus perfectionnées et moins facilement reconnaissables : depuis dix ans, DGA TN (Direction Générale de l'Armement Techniques Navales) adapte ses techniques pour les identifier et, potentiellement, désamorcer. La structure qui travaille exclusivement pour la Marine Nationale fête ses 60 ans, avec son lot d'adaptations. "Avant on avait des mines analogiques, mais depuis 2010 on est passé aux mines numériques, explique Bruno, le directeur adjoint du site. Il y a comme des micro-ordinateurs à l'intérieur, de _multiples capteurs et une logique bien plus compliquée_"

Rendre les bâtiments de l'armée indétectables

"La menace s'est complexifiée et diversifiée", reconnait le directeur de DGA TN, Jérôme Perrin. Les mines anciennes détectaient le magnétique et le dépressionnaire, à savoir le changement de champ magnétique et de gravité lors du passage d'une grande masse, sans compter l'acoustique. Aujourd'hui, certaines mines sont capables de détecter les champs électriques et sismiques (propagation du son en vibration dans le sol) lors du passage d'un navire. Ce sont surtout sur les théâtres d'intervention extérieurs que ce type de menace est le plus prégnant.

Les mines de fond, posées sur le sol, ont des formes de plus en plus variées donc moins faciles à identifier - Radio France
Les mines de fond, posées sur le sol, ont des formes de plus en plus variées donc moins faciles à identifier © Radio France - Morgane Heuclin-Reffait

Pour y parer, "on modélise sur des logiciels la menace de certaines mines que l'on confronte à la signature acoustique ou électrique de nos futurs navires, indique Bruno, pour vérifier les systèmes de protection et minimiser les risques de dégâts en cas de détonation". Une fois construits, les bateaux sont soumis à des tests réguliers : tous les ans pour les chasseurs de mines, tous les trois ans pour les frégates. "On a sept capteurs dans la rade de Brest, explique Corinne, responsable du groupe acoustique.On fait traverser le bateau pour mesurer la signature acoustique, et ça permet de faire des réparations en fonction"

Un programme de drones

"Nous voulons employer des robots et _drones sous-marins qui pourront à la fois faire l'analyse de zone potentiellement minées et aller les neutraliser_", indique Jérôme Perrin. À l'heure actuelle, les chasseurs de mines et les démineurs-plongeurs vont au plus près de la menace, pour identifier précisément (au-delà des sonars) ou neutraliser ces cibles. Ça devrait être terminé d'ici dix ans dans le cadre du programme SLAMF (système de lutte anti-mines du futur). 

Certains robots sont utilisés pour mettre à l'eau des champs de cibles - Radio France
Certains robots sont utilisés pour mettre à l'eau des champs de cibles © Radio France - Morgane Heuclin-Reffait

La première étape qui doit débuter l'an prochain est de mettre en place des systèmes de drones opérés depuis la terre. Par la suite, "il y aura des drones de surface qui tractent un sonar remorqué, ou qui peuvent emporter avec eux un robot télé-opéré qui identifie la mine et dépose la charge de combat avant de s'en aller", explique Ronan, chef du groupe drone naval. "Les chasseurs de mines vont partir progressivement à la casse et _le système de drones sera pleinement opérationnel d'ici 2030_", conclut-il.

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