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Société

PHOTOS - Face aux difficultés d'accueil des réfugiés, le maire de Toulouse appelle l'Etat au secours

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Par , France Bleu Occitanie

Le maire de Toulouse, Jean-Luc Moudenc, cosigne une lettre adressée aux ministres de l'Intérieur et du Logement. Le texte décrit la situation "indigne" des réfugiés en France.

Le squat de la place Henri Russel à Toulouse compte 300 personnes.
Le squat de la place Henri Russel à Toulouse compte 300 personnes. © Radio France - Suzanne Shojaei

Toulouse, France

Ils demandent un rendez-vous avec les ministres de l'Intérieur et du Logement. Treize maires cosignent un courrier alertant sur la situation "indigne" des réfugiés en France. Le logement relève de la responsabilité de l'Etat ; les villes mettent à disposition leurs logements vacants. À Toulouse, il y a au moins 4.500 personnes qui n'ont pas de logement stable (squats, campements, hôtels, gymnases, autres). La majorité sont des migrants, selon les associations.

"Il suffit d'aller sur l'île du Ramier à Toulouse pour constater qu'il y a de très nombreuses familles de _demandeurs d'asile, en cours de procédure, qui dorment dehors_", note Thomas Couderette, du Collectif d'Entraide et d'Innovation sociale (CEDIS), selon lequel "c'est la première fois à Toulouse qu'on voit des familles avec enfants dormir dans des tentes dehors en plein hiver."

"L'Etat a toujours une politique de court terme"

Pour répondre à l'urgence, l'Etat "dépense une fortune pour héberger les plus fragiles à l'hôtel", explique Thomas Couderette. Il s'agit de "solutions d'urgences et qui coûtent très cher". 

Les demandeurs d'asile restent majoritairement en ville ; environ 60% des demandeurs d'asile de la région Occitanie sont à Toulouse. 

"Accueillir des réfugiés dans de telles conditions dans un pays aussi riche que la France, c'est vraiment scandaleux"

France Bleu Occitanie a visité l'un des squats de la ville rose, près du métro Saint-Michel. L'ancienne banque, bâtiment de quatre étages sur la place Henri Russel, compte 300 personnes

Suzanne Shojaei a rencontré Abdoulaye, au squat de la place Henri Russel.

Ici, pas de toilettes ni d'eau potable. Il faut la pomper à la fontaine quelques mètres plus loin. Dans l'immeuble insalubre, les différents bureaux accueillent entre 5 et 10 personnes, qui dorment sur des matelas à même le sol. 

Les chambres abritent entre 5 et 10 personnes. - Radio France
Les chambres abritent entre 5 et 10 personnes. © Radio France - Suzanne Shojaei

"Comme il n'y a pas de place, certains dorment dans les couloirs", raconte Abdoulaye, 30 ans, arrivé en France il y a sept mois. Dans son pays, le Guinéen est un opposant politique. Il a fui après avoir été arrêté et torturé plusieurs fois. "Nous demandons seulement un toit."

Tentes et matelas s'entassent dans les couloirs, faute de place. - Radio France
Tentes et matelas s'entassent dans les couloirs, faute de place. © Radio France - Suzanne Shojaei
L'installation, faite de bois et de rideaux, permet aux migrants de se laver dans la cour. Mais il faut pomper l'eau froide à la fontaine. - Radio France
L'installation, faite de bois et de rideaux, permet aux migrants de se laver dans la cour. Mais il faut pomper l'eau froide à la fontaine. © Radio France - Suzanne Shojaei
L'immeuble insalubre ressemble à une déchetterie par endroits. - Radio France
L'immeuble insalubre ressemble à une déchetterie par endroits. © Radio France - Suzanne Shojaei
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