Société

PHOTOS | Heurts entre policiers et zadistes à Nantes et Toulouse

Par Germain Arrigoni, France Bleu Loire Océan et France Bleu Toulouse samedi 21 février 2015 à 18:45 Mis à jour le samedi 21 février 2015 à 22:37

Des manifestants rassemblés à Toulouse ce samedi pour soutenir les ZAD
Des manifestants rassemblés à Toulouse ce samedi pour soutenir les ZAD © Maxppp

Des manifestations, l'une d'un millier de personnes à Nantes contre les violences policières, et l'autre à Toulouse, de plus de 500 personnes soutenant pour les "zones à défendre" (ZAD), ont été émaillées d'incidents avec les forces de l'ordre. En tout, une trentaine de personnes ont été interpellées.

A Nantes , près de 1.000 manifestants, selon la police, ont défilé derrière une banderole  "Contre les violences policières, sociales, économiques... Résistance" samedi après-midi, un an après la manifestation violente du 22 février 2014 contre l'aéroport à Notre-Dame-des-Landes qui avait réuni 20.000 à 50.000 personnes. 

Un policier blessé, dix interpellations

Des heurts violents avaient alors fait de nombreux blessés, dont trois manifestants qui avaient perdu un œil, après des tirs de balles souples de type Flashball ou LBD40.

La tension est montée peu avant 16h, quand des manifestants encagoulés ont jeté des pierres vers les forces de l'ordre, qui ont répliqué avec des canons à eau pour tenter de les disperser. 

Selon la police, quinze policiers ont été blessés et dix manifestants ont été interpellés, dont certains pour port d'arme et  pour jet de projectile.

Une quinzaine d'interpellations à Toulouse selon la préfecture

A Toulouse , une manifestation en soutien aux "zones à défendre" (ZAD) a réuni entre 450 et 600 personnes. Les manifestants ont dénoncé "l'agriculture intensive et le monde des bétonneurs". 17 personnes ont été interpellées selon France Bleu Toulouse.

 

Les forces de l'ordre ont répliqué aux jets de peinture des manifestants par des gaz lacrymogènes. Pendant ce temps, d'autres manifestants lançaient des projectiles contre des vitrines, dont celle d'un bureau de transferts d'argent et d'un magasin de décoration.  

Les protestataires, souvent très jeunes et pour beaucoup le visage masqué, avaient déployé en tête de cortège une banderole noire aux lettres blanches, à la mémoire du jeune écologiste Rémi Fraisse : "Je suis Rémi et toutes les autres victimes de la police". "On n'oublie pas, on ne pardonne pas".  Le jeune homme avait été tué par une grenade défensive de la gendarmerie sur le site du projet contesté du barrage de Sivens (Tarn) le 26 octobre 2014.