EN IMAGES - Appel du 17 juin : des Dijonnais manifestent "contre la réintoxication du monde"
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Après le coronavirus le monde sera-t-il vraiment meilleur ? A Dijon ce mercredi, des centaines de manifestants ont répondu à l'appel du collectif du 17 juin pour un futur plus respectueux de l'environnement et des humains. Ils s'opposent particulièrement à la multiplication des projets immobiliers.
On a beaucoup parlé du "monde d'après" pendant le confinement. Pour que cela ne reste pas de belles paroles, ce mercredi 17 juin 2020 en France, de nombreux collectifs ont lancé l'appel national du 17 juin, contre la "réintoxication du monde". Au départ de la Place de la République à Dijon, ils étaient plus de 200 : des gilets jaunes, des jeunes pour le climat, ainsi que des militants des collectifs de la ville comme les Tanneries ou le quartier libre des Lentillères. Pour un futur plus respectueux de l'environnement, sans capitalisme, ni racisme, patriarcat, ou injustice sociale, ils s'opposent principalement à la bétonisation de la métropole.
La lutte contre un projet immobilier de la métropole
"On ne veut pas de ça pour demain. Rétropollution, à nous révolution" : voilà ce que chantaient les manifestants, Place de la République. Ils ont ensuite marché jusqu'au 63 avenue de Langres, pas loin de la Toison d'Or à Dijon pour une "prise de terre". L'objectif est de signifier leur opposition au projet immobilier de la municipalité sur cette friche dont profitent les habitants. Ils s'y sont donc installés pour jardiner. Mathilde, voisine de cette friche, s'y oppose fermement : "Il y a des oiseaux, la nature reprend ses droits. Pendant le confinement, les parcs étaient fermés, de nombreux habitants en ont profité. On a besoin de verdure, même lorsque l'on décide de vivre en ville."
Selon le collectif, il y aurait près de 6.000 logements vacants à Dijon que la municipalité pourrait utiliser, plutôt que de reconstruire. "Il n'y a aucune fatalité à ce que le béton recouvre toutes les terres arables de l’agglomération," rajoutent-ils dans un communiqué.
Pour un monde d'après plus vert
Alors on leur a demandé, selon eux à quoi ressemblerait ce "monde d'après covid," tant espéré ? Maud, Dijonnaise, sort pleine de motivation de cette période. Selon elle, la crise sanitaire a des conséquences positives : "cela a donné de l'espoir, et même au delà, des faits concrets : en deux mois, on a rebouché la couche d'ozone, les émissions de gaz à effet de serre ont fortement diminué. Cela montre que si des décisions étatiques sont prises, on peut donner une nouvelle chance à notre planète."
- Les manifestants espèrent plus d'entraide, de verdure et de solidarité :
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