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Société DOSSIER : Incendie de Notre-Dame

Notre-Dame de Paris : la cathédrale ne sera pas sécurisée avant cet été

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Par , France Bleu Paris, France Bleu

Deux semaines après l'incendie de Notre-Dame, les professionnels de la restauration des bâtiments historiques indiquent que la phase de sécurisation durera encore quatre mois. De plus, selon eux, pour respecter les délais, la cathédrale devrait être reconstruite à l'identique.

L'échafaudage est stable. L'enlever n'est pas une priorité selon les experts.
L'échafaudage est stable. L'enlever n'est pas une priorité selon les experts. © Maxppp - Sadak Souici

Notre Dame, Paris, France

Deux semaines après l'incendie de Notre-Dame, le Groupement des entreprises de restauration de monuments historiques (GMH) a fait le point ce matin sur l'avancée des travaux de la cathédrale. Pour la plupart, les 80 artisans qui travaillent actuellement sur le chantier font partie du GMH.  Ils sont maçons, verriers, échafaudeurs, cordistes ou charpentiers et ils travaillent jours et nuits, sept jours sur sept. Les professionnels de la restauration des bâtiments nous apprennent que la cathédrale est toujours en phase de sécurisation. Cette étape cruciale devrait encore durer quatre mois.

Charpente provisoire

Afin de mettre la cathédrale hors d'eau, la semaine dernière, une bâche a été tirée pour protéger l’intérieur du bâtiment. De plus, des sculptures et des décorations ont été retirées pour être conservées et restaurées. Mais il reste encore des endroits instables, selon Frédéric Létoffé, le co-président du GMH : "Des parties en pierre de la voûte sont suspendues dans le vide. Ces éléments là peuvent tomber à tout moment. Il faut donc mettre en place un platelage pour sécuriser ces zones." Ce platelage, cette construction d'un plateau, est un chantier central pour la sécurité mais aussi pour la survie du bâtiment. D'abord il faut retirer les 1.000 mètres carrés de vitraux. Les maîtres verriers ont déjà commencé ce travail. A la place, dans les cadres vides, des poutres vont être glissées pour recréer une sorte de charpente provisoire qui, d'après Giles de Laâge, co-président du GMH, permettra de rééquilibrer la structure de la cathédrale : "En perdant sa charpente et sa couverture, la cathédrale a perdu énormément de poids et de contreventement. Il faut donc retrouver cet équilibre initial." Cet ajout de poids permettra notamment à la cathédrale d'être plus résistante aux bourrasques de vent. L'installation des premières poutres débutera cette semaine.

Reconstruire à l'identique

Lorsque la sécurisation de l'édifice sera terminée, la phase de diagnostic pourra débuter avec notamment l'analyse approfondie des maçonnerie qui pourrait prendre plusieurs mois. La question des délais se pose donc. Le président Macron ambitionne de terminer le chantier dans cinq ans. Est-ce réalisable ? "C'est un pari," tempère la fédération des professionnels de la restauration des bâtiments historiques. Mais si l'on veut s'approcher du délais fixé, il faut reconstruire à l'identique, estime Frédéric Léttoffé du GMH : "On a toutes les données pour faire une charpente. On a eu la chance que Notre-Dame soit numérisée dans son intégralité. Et on peut commencer à couper les bois dès l'automne prochain puisqu'on a les ressources pour le faire en France." Quant au savoir-faire, le GMH juge qu'il y a ce qu'il faut également.  Au total 230 entreprises ont les qualifications en France pour ce type de chantier.