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PHOTOS - Nouvelle et importante manifestation contre la loi de Sécurité globale à Montpellier

- Mis à jour le -
Par , , France Bleu Hérault, France Bleu

La nouvelle mobilisation contre la loi de Sécurité globale à Montpellier réunit entre 3.800 et 5.000 manifestants, ce samedi 28 novembre 2020. La semaine précédente, ils étaient 1.300, selon la Préfecture.

au départ de la manifestation contre la loi de sécurité, devant l’hôtel de ville de Montpellier
au départ de la manifestation contre la loi de sécurité, devant l’hôtel de ville de Montpellier © Radio France - Clara Guichon

Ce samedi 28 novembre 2020, entre 3.800 et 5.000 personnes ont manifesté contre la loi de Sécurité globale, à Montpellier. C'est trois fois plus que samedi dernier, où la Préfecture avait donné un chiffre de 1.300 personnes. Le rassemblement était prévu à 11h sur la  place de l'Hôtel de Ville. Le cortège, dans lequel on voit beaucoup de jeunes, a pris la direction du centre-ville, sur le rythme de cuivres et de percussions, pour rejoindre la place devant la Préfecture de l'Hérault.

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"Filmer tue, mais a sauvé Michel"

Au centre des discussions, un nom Michel, Michel Zecler. Samedi dernier, ce producteur de musique de rap a été violemment interpellé par des policiers, dans son studio d'enregistrement à Paris. Ces images, captées par des caméras de vidéo surveillances et révélées par le site Loopsider, ont été vues des millions de fois sur les réseaux sociaux. 

Sur l'une des pancartes, au milieu du cortège montpelliérain, on peut lire "Filmer tue (mais a sauvé Michel)". Ce nom est dans toutes les bouches. "Le pauvre type, lâche Thibault, un manifestant de 26 ans. Il n'a rien fait, il a rien demandé. Et on lui tape dessus et on le traite de sale nègre. On vit dans quelle France en fait?" 

Je suis là pour qu'on puisse continuer à filmer et à avoir des preuves des violences policières - Margaux, étudiante de 21 ans en design.

Margaux se déplace surtout à cause de cette affaire. Sur sa pancarte, la jeune femme de 21 ans a écrit "Violence sous silence." "Il faut qu'on puisse avoir des images pour les utiliser comme preuves, affirme l'étudiante en design. Car, visiblement, dans cette histoire, les policiers ont falsifié le procès-verbal en disant qu'ils avaient été agressés." Quatre policiers sont en garde-à-vue. Trois d'entre eux sont soupçonnés d'avoir menti dans leur rapport, disant que Michel Zecler avait été violent vis-à-vis d'eux, ce que ne confirment pas les images.

"Violence sous silence"
"Violence sous silence" © Radio France - Clara GUICHON

Thomas relativise : une enquête est toujours en cours. Mais le manifestant de 23 ans craint que les dérives policières ne soient pas toujours sanctionnées. "Bien sûr, tous les policiers ne sont pas comme ça, note-t-il. Mais il y a de plus en plus d'impunité. Personnellement, je ne me sens pas protégé par la police. Ce n'est pas un sentiment que les forces de l'ordre devraient insuffler.

Dans le cortège montpelliérain, les images de Michel Zecler, tabassé par les forces de l'ordre, sont dans toutes les têtes.

Beaucoup de jeunes dans le cortège montpelliérain
Beaucoup de jeunes dans le cortège montpelliérain © Radio France - Clara Guichon
le cortège parti de l’hôtel de ville en direction de la Préfecture
le cortège parti de l’hôtel de ville en direction de la Préfecture © Radio France - Clara Guichon
Les manifestants sont devant la Préfecture de l' Hérault
Les manifestants sont devant la Préfecture de l' Hérault © Radio France - Clara Guichon
Le cortège s'est dirigé vers le Parc du Peyrou, avant de se scinder en deux.
Le cortège s'est dirigé vers le Parc du Peyrou, avant de se scinder en deux. © Radio France - Clara GUICHON

Vers 12h45 le cortège s'est scindé en deux. Une partie est restée dans le Parc du Peyrou, pour discuter de la manière de poursuivre la mobilisation, tout au long du mois de décembre. La grosse majorité de la foule a emprunté le boulevard Ledru Rollin, direction la Gare Saint-Roch.

"En janvier, quand la loi passera au Sénat, on sera encore plus dans les rues" - Sophie Mazas, présidente de la Ligue des Droits de l'Homme de l'Hérault et l'une des organisatrices de la mobilisation.

Deux interpellations

Pour encadrer cette mobilisation, les forces de l'ordre avaient déployé un dispositif de façon à ne pas être trop visibles pendant la déambulation. Dans l'ensemble, la manifestation s'est déroulée dans le calme. 

Les forces de l'ordre ont dû intervenir à deux reprises, en fin de mobilisation, place de la Comédie. Un homme, qui avait placé une poubelle sur la voie de tramway, et une femme, qui avait mis le feu à une poubelle avant de la jeter au pied du sapin de Noël, selon la police.  Les pompiers sont intervenus pour éviter que l'arbre ne s'embrase. L'interpellée sera déférée devant le parquet ce lundi 30 novembre.

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