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Société

PHOTOS - près de 4.000 personnes se sont rassemblées contre l'antisémitisme à Bordeaux

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Par , France Bleu Gironde

Des milliers de personnes rassemblées malgré leurs différences pour dénoncer l'antisémitisme ce mardi. Près de 4.000 personnes ont répondu à l'appel d'une dizaine de partis politiques et associations à Bordeaux pour dire "non" et "ça suffit".

Près de 4.000 personnes se sont rassemblées ce mardi soir à Bordeaux pour dénoncer l'antisémitisme
Près de 4.000 personnes se sont rassemblées ce mardi soir à Bordeaux pour dénoncer l'antisémitisme © Radio France - Pierre-Marie Gros

Bordeaux, France

"L'antisémitisme, ça suffit". Ils étaient 4.000 ce mardi soir rassemblés place de la République à Bordeaux pour dire non à l'antisémitisme. Des actes antisémites qui se sont multipliés d'ailleurs ces derniers jours : le philosophe Alain Finkielkraut insulté samedi en marge de la manifestation parisienne des gilets jaunes ; un cimetière juif profané en Alsace en début de semaine... Alors pour dire non, pendant près d'une heure, partis politiques, associations, syndicats et citoyens se sont rassemblés et unis malgré leurs différences.

L'appel avait été lancé par le Parti socialiste, repris par une dizaine de partis politiques, syndicats et associations (Printemps républicain, Les Républicains, LREM, CFDT, Licra, SOS Racisme, etc.). Il a été massivement entendu ce mardi soir avec cette foule compacte et diverse réunie sur la place de la République : juifs, chrétiens, musulmans, politiques, élus, rabbins ou anonymes... tous unis étaient derrière les mêmes mots d'ordre. 

Un gilet jaune présente ses excuses

Pendant une heure, les prises de paroles se sont succédées. Celle qui a marqué les esprits, c'est celle de Pierre-Aurélien, un gilet jaune. D'abord hué, les mains tremblantes, cet étudiant a regardé les représentants de la communauté juive debout à ses côtés et leur a présenté ses excuses à plusieurs reprises.

"Je suis ici pour m'excuser qu'on n'ait pas été assez efficaces en tant que gilets jaunes pour exclure du mouvement toutes les formes de haine"

Pierre-Aurélien n'avait pas prévu de prendre la parole, mais il ne pouvait pas laisser le rassemblement se faire sans que des excuses ne soient présentées de la part des gilets jaunes. Pour lui, il faut éviter les amalgames certes, mais condamner publiquement les actes antisémites produits durant les manifestations des gilets jaunes est tout aussi important et nécessaire. "Sur les réseaux sociaux, il faut que les modérateurs des groupes et pages Facebook excluent automatiquement les gens qui tiennent ces propos-là".

Le futur maire de Bordeaux, Nicolas Florian - Radio France
Le futur maire de Bordeaux, Nicolas Florian © Radio France - Laurine Benjebria

Des mots rassurants et chaleureusement applaudis par la foule. Mais ce qui a le plus réconforté Ezra, juif pratiquant, c'est de voir cette foule déborder de la place de la République. Lui qui hésitait encore hier à porter sa kippa : "dès qu'il y a des mouvements un petit peu violents de contestation, on a le réflexe de se dire d'être un peu plus discret". 

"Ca m'encourage à l'afficher [ma kippa], à l'assumer sans être gêné (...) je me dis que je ne serais pas forcément tout seul si j'ai un problème dans la rue"

Ce rassemblement est loin d'être suffisant déclarent de nombreux manifestants présents hier. Quelles solutions apporter ? Chacun y allait de sa proposition. Pour Béatrice, professeure d'Histoire au collège, la lutte contre l'antisémitisme doit commencer dans les salles de classe avec les cours de Troisième sur la Shoah et profiter des cours de Sixième sur les religions pour revenir sur les événements récents. Il faut expliquer pour certains, punir fermement pour d'autres. Sarah Bromberg, présidente de la Licra en Gironde, a appelé à renforcer "l'arsenal législatif, en responsabilisant les hébergeurs de contenus ; que la sanction pécuniaire soit suffisamment dissuasive pour que les hébergeurs retirent en 24h tout propos antisémite, raciste ou homophobe". Un appel à la fermeté repris par le futur maire de Bordeaux, Nicolas Florian lors de son discours : "et il faudra peut-être se mobiliser encore plus nombreux dans les jours qui viennent et s'élever et se lever face à la haine qui est devant nous". Un discours applaudi et salué par la foule qui s'est vite dispersée une fois les discours fini et la marseillaise entonnée. 

Une foule compacte qui déborde de la place de la République - Radio France
Une foule compacte qui déborde de la place de la République © Radio France - Laurine Benjebria