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Société

À pied, à cheval et en vélo, le slow tourisme séduit en Haute-Garonne

lundi 24 juillet 2017 à 5:00 Par Nolwenn Quioc et Clémence Fulleda, France Bleu Occitanie et France Bleu

Partir à pied, à vélo ou en péniche, découvrir sa région plutôt que l'autre bout du monde, c'est ce qu'on appelle le "slow tourisme", ou tourisme lent en bon français. Le concept séduit de plus en plus dans la région de Toulouse, et le Conseil Départemental mise dessus pour attirer les visiteurs.

Le Canal du Midi est un des hauts-lieux du "tourisme lent" dans la région
Le Canal du Midi est un des hauts-lieux du "tourisme lent" dans la région © Radio France - Nolwenn Quioc

Toulouse, France

Vous connaissez peut-être le mouvement "slow food", qui mise sur une alimentation locale, avec de bons produits, par opposition au fast-food. Il y a désormais le "slow tourisme", tourisme lent, durable et plus respectueux de l'environnement.

Concrètement, il s'agit de voyager en vélo, à pied, en péniche ou en roulotte, partir le long du Canal du Midi ou dans les Pyrénées, bref, prendre le temps de découvrir une région autrement qu'en voiture. Emma, une Portésienne de 27 ans, est une adepte : elle ne se verrait pas passer ses vacances ailleurs qu'à la montagne. "Moi ce que j'adore c'est qu'on arrive à des lieux qui sont un peu inaccessibles, et qui font voir des paysages incroyables" explique la jeune femme. Elle apprécie aussi la solitude, le sentiment "d'être loin de tout".

Plus 15 à 20% de ventes dans les magasins d'équipement pour la montagne

Un engouement que Philippe, vendeur au magasin l'Everest, constate tout les jours : "Tout ce qui est bâtons de randonnée, sacs à dos, ça a de plus en plus de succès", plus 15 à 20% de ventes précise-t-il. Et pas besoin d'être un grand sportif : beaucoup de clients sont des marcheurs "de niveau modéré, qui font les chemins de St Jacques de Compostelle".

Randonnée, gastronomie et œnotourisme

Pour accompagner ces touristes d'un nouveau genre, les professionnels du secteur s'organisent. Le Conseil Départemental de la Haute-Garonne a fait du tourisme durable un axe majeur de sa feuille de route, et travaille à regrouper l'offre déjà existante : "tout ce qui tourne autour de la gastronomie, de l'œnotourisme, de la découverte de la faune et la flore" résume Maryse Vezat Baronia, chargée du tourisme au département.

"Honnêtement je crois que c'est une tendance forte, et on peut s'en féliciter parce que c'est une manière de découvrir plus en profondeur notre département" - Maryse Vezat-Baronia

Des offres de plus en plus nombreuses

Début juillet, le Conseil départemental a inauguré Via Garona, un nouveau GR reliant Toulouse à St Bertrand de Comminges, le long de la Garonne. Il a également participé à la création du Guide orange du Tourisme durable en Haute-Garonne, publié aux éditions Loubatières. La métropole toulousaine n'est pas en reste, puisqu'elle travaille en lien avec la Fédération Française de Randonnée pour la parution d'un guide de randonnées sur le territoire de Toulouse Métropole, prévue en 2019.

Vraie tendance ou concept marketing ?

Alors le tourisme durable serait-il en passe de supplanter le tourisme de masse ? Pour Francis Vayre, professeur certifié de tourisme à l'Université de Toulouse, on en est encore loin : "Ça peut devenir une tendance lourde. Mais aujourd'hui dire que c'est une réalité économique, non, ça ne l'est pas". Le tourisme plus classique représente toujours la majorité des séjours. Il faut encore que la filière du "slow tourisme" s'organise, explique le professeur : "Aujourd'hui il y a une offre qui n'est pas pléthorique. Et après il faut que cette offre soit consommable par le client, et comme c'est plus cher..." Le tourisme de masse n'a donc pas dit son dernier mot.