Société

La Nouvelle-Aquitaine va accueillir 900 migrants de la jungle de Calais

Par Stéphane Hiscock, France Bleu Béarn, France Bleu Creuse, France Bleu Gascogne, France Bleu Gironde, France Bleu La Rochelle, France Bleu Limousin, France Bleu Pays Basque, France Bleu Périgord et France Bleu Poitou jeudi 22 septembre 2016 à 17:04

Pierre Dartout préfet de région
Pierre Dartout préfet de région © Radio France - Stéphane Hiscock

Lors de sa conférence de presse de rentrée, ce jeudi, le préfet de la Nouvelle-Aquitaine Pierre Dartout a confirmé que la région participerait à l'accueil des migrants de Calais une fois le site démantelé. La liste des sites d'accueil n'est pas encore établie.

900 migrants de la jungle de Calais seront bientôt transférés en Nouvelle Aquitaine. C'est le préfet de région Pierre Dartout qui l'a annoncé ce jeudi lors de sa conférence de presse de rentrée. Les 12 départements de la grande région seront sollicités pour accueillir ces migrants dès lors que le camps de Calais sera démantelé. Tout doit être prêt pour le 15 octobre indique le préfet. En revanche Pierre Dartout n'a pas souhaité communiquer les sites retenus pour cet accueil.

Nous sommes encore dans la phase de concertation avec les élus et les associations. Chacun des 12 préfets de la Nouvelle-Aqutaine travaillent sur ce dossier. — Pierre Dartout, préfet de région

Pierre Dartout préfet de région

En Gironde, Pierre Dartout indique qu'une dizaine de sites sont à l'étude, dont celui d'Arès sur le Bassin d'Arcachon, qui pourrait recevoir une cinquantaine de personnes. Le sujet est sensible et polémique. Ce vendredi soir le conseil municipal d'Ares doit se prononcer sur l'accueil des migrants et à priori les élus ne sont pas très chauds. Mardi le député-maire Les Républicains d'Arcachon Yves Foulon avait pris sa plume pour dire au préfet tout le mal qu'il pensait de ce projet. selon Yves Foulon le transfert des migrants de Calais en région est "inacceptable et scandaleux".

Le préfet refuse de rentrer dans le débat politique mais il cite le grand rabbin de France Haïm Korsia à propos du démantèlement de la jungle de Calais : "il faut partager l'espérance plutôt que concentrer la désespérance".