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Libération de Pithiviers : "On était heureux d'être libérés, mais on pensait à tous ceux qui n'étaient pas là"

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Par , France Bleu Orléans

Le 21 août 1944, les Américains ont libéré Pithiviers. 75 ans plus tard, un habitant, Bernard Valéry, 15 ans à l'époque, nous raconte avec émotion ses souvenirs.

La place du Martroi de Pithiviers, en août 1944.
La place du Martroi de Pithiviers, en août 1944. © AFP

En 1944, Bernard Valéry a 15 ans. Aujourd'hui, il en a 90. Devenu photographe, comme son père avant lui, il a gardé des centaines de clichés de cette époque. Il se souvient avec beaucoup d'émotion, encore aujourd'hui, de ce jour historique : "Le matin, de bonne heure, j'étais place Duhamel, où il y avait déjà du monde. J'attendais les Américains. En fin de matinée, sans qu'on se dise rien, tout le monde s'est dirigé et s'est regroupé devant le monument aux morts de la place du Martroi. Les Américains, bien sûr, sont arrivés là !".

La place du Martroi noire de monde pour accueillir les Américains

"Et là, on avait autour du monument tous les Pithivériens, avec des drapeaux : ceux qui n'étaient pas sur la place, ils étaient aux fenêtres", raconte Bernard Valéry. "Il y avait là les GI's américains, avec leurs Jeeps... On a découvert les Jeeps ! La fanfare, aussi, réunie en urgence, les pompiers, qui avaient mis l'uniforme... Tout le monde était là. Les Américains ont déposé une gerbe, en pensant à leurs amis morts sur les plages de Normandie. Il y avait des Pithivériens qui pensaient aussi à leurs fils ou à leurs pères emmenés en déportation : certains reviendront, d'autres pas". 

On était heureux d'être libérés, mais en même temps on pensait à tous ceux qui n'étaient pas là. 

"Ça a été des journées extraordinaires", sourit le vieil homme. "On a fait des échanges de bons procédés : nous, on a donné aux Américains des tomates, des fruits et des légumes frais. En échange, on a eu les premiers chewing-gums, et on a fumé nos premières Camels. Ce monument, devant lequel on était tous réunis, c'est le monument aux morts de 14, pas de 39-45... Mais ce jour-là, il est devenu aussi le monument de 39-45", conclut, la voix vibrante, Bernard Valéry.

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