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Société

Place Publique : quel avenir pour la pêche en Corse ?

jeudi 31 mai 2018 à 19:32 Par Hélène Battini et Marion Galland, France Bleu RCFM

A l’occasion de la manifestation « Pescadori in festa » ce week-end à Ajaccio, l’émission mensuelle de RCFM et Corse-Matin, Place Publique, pose la question de l’avenir de la pêche locale. Une émission diffusée ce vendredi entre 12h10 et 13h sur notre antenne.

Place Publique : quel avenir pour la pêche en Corse ?
Place Publique : quel avenir pour la pêche en Corse ? © Radio France - Michelle Castellani

Corse, France

Y a-t-il un avenir pour la pêche en Corse? C'est le thème abordé ce mois-ci dans Place Publique, en partenariat avec Corse-Matin. Une émission enregistrée mercredi à l'office de tourisme du pays ajaccien. 

Marion Galland et Roger Antech recevaient : Xavier D'orazio, premier prud'homme d'Ajaccio, Riyad Djaffar directeur départemental adjoint des affaires maritimes, Jean-Michel Culioli, chef de service des espaces protégés à l'office de l'environnement de la Corse, et Michel Marengo, responsable d'études à la Stareso, la station de recherches sous-marines et océanographiques.

Une profession à l’abandon

Alors qu'en 1930 il y avait dans l'île près de 2400 pêcheurs, ils ne sont plus que 300 aujourd'hui et doivent faire face à de nombreuses difficultés, malgré un écosystème parmi les plus préservés de Méditerranée. Les pêcheurs estiment être à l'abandon, oubliés par les autorités contrairement aux agriculteurs. 

Xavier d'Orazio, premier prud'homme d'Ajaccio : « Si on nous donne les moyens de gagner notre vie, on peut, en mer il faut travailler. Seulement quand vous avez des catastrophes comme cette année, on parle souvent des agriculteurs et on oublie les pêcheurs qui sont dans le besoin autant que les agriculteurs. Cela fait 20 ans que je suis prud’homme j’en ai vu défiler des préfets, des présidents de collectivités, on nous reçoit mais dès qu’on est parti c’est l’abandon… »

Jean-Louis Achard, coordinateur développement côte ouest Corse (Calcatoggio/Galeria) : « Il faudrait peut-être qu’en Corse on se pose la question pourquoi il y a autant de discriminations entre le statut des pêcheurs et celui des agriculteurs…il ne s’agit pas de les mettre frontalement les uns en face des autres, mais assimiler le pêcheur comme un acteur de la mer et le diluer dans un ensemble où il y a la pêche de loisir etc… les 4 tonnes de thon il faut les partager avec la pêche de loisir aussi.. »

Nicolas Salvini, pêcheur : « Je pense qu’il y a beaucoup à faire, il serait temps que les gens se réveillent, la Corse a besoin d’un suivi, d’être aidée, cette profession est à la dérive c’est le cas de le dire… »

Les difficultés à la vente ont été abordées durant les débats avec notamment Xavier D’Orazio. 

Des miettes de thon pour la Corse…

Au cours de l'émission la problématique de la pêche au thon rouge a également été abordée. Une pratique dont la Corse est presque totalement écartée alors que la ressource est nombreuse. Jean Michel Culioli et plusieurs pêcheurs ajacciens ont échangé à ce sujet.

Jean-Michel Culioli : « On était en 2012 à 9 000 tonnes de quota mondial pour le thon rouge, _aujourd’hui on est sur 18 à 19 000 tonnes_, on va monter à 23 000 tonnes très vite…le quota pour la Corse c’est 0.15% du quota national…rien du tout. »

René Caccavelli, patron pêcheur, a regretté le sort réservé à la Corse, aussi bien en matière de quota que d'environnement : « Ce débat me fait un peu mal au cœur, la Corse a 1 000 kilomètres de côtes, il faudrait que la Corse ait 1000 tonnes à pêcher il est anormale qu’elle n'ait que 4 tonnes à pêcher… » Riyad Djaffar et Michel Marengo ont pu lui apporter des éléments de réponse.

Jean-Louis Achard a également évoqué cette question des quotas: « Le quota de pêche pour la France en Thon et Espadon est de 14 587 tonnes en 2017 pour 4 tonnes pour la Corse. Comment se fait-il que la Corse n’a pas au moins 15% de ce quota 2017 ? » Riyad Djaffar directeur départemental adjoint des affaires maritimes lui a répondu.

Nicolas Salvini a fait le bilan d’une pêche insulaire laissée pour compte : « Le seul constat que je peux faire en fin de compte c’est que _la pêche française ne veux pas partager avec la pêche corse_. Le gâteau est pour eux et ils font tout pour qu’on n’ait rien. » Jean-Michel Culioli lui a répondu.

Réécoutez le débat : 

Place publique spécial pêche