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Société

Plan autisme : les familles réclament des structures pour adultes

samedi 14 avril 2018 à 6:03 Par Juliette Micheneau, France Bleu Pays d'Auvergne et France Bleu

Alors que le gouvernement vient de lancer un 4e plan autisme, beaucoup de familles rappellent le manque criant de structures pour accueillir leurs jeunes adultes.

Estelle, 26 ans, est autiste Asperger. La maison du parc à Royat lui apporte un soutien pour certaines démarches.
Estelle, 26 ans, est autiste Asperger. La maison du parc à Royat lui apporte un soutien pour certaines démarches. © Radio France - Juliette Micheneau

Royat, France

"J'ai vu qu'il y avait un problème dès l'âge de 6 mois". Pascale est la maman de Maxime, jeune autiste puydômois de 22 ans. "Je me suis retrouvée toute seule, je n'ai pas su ce qui m'arrivait." Pascale a fini par arrêter son travail pour se consacrer à son fils, le stimuler au maximum, trouver des outils pour mieux communiquer avec lui et lui apprendre à lire, écrire, mais aussi à adapter son comportement en société. "On allait dans les magasins, c'était dur au début. Tous les regards se tournent sur nous. Faut passer par dessus, c'est dur." 

Pascale est la maman de Maxime, jeune autiste puydômois de 22 ans.

Aujourd'hui Pascale s'inquiète énormément pour l'avenir. "_L'après 'nous', parents, fait beaucoup réfléchir. Une structure avec hébergement, c'est vraiment des choses qu'il faut développer pour les adultes_, il y a beaucoup de progrès encore à faire. J'essaie de faire encore le plus possible, mais une maman ne peut pas tout faire."

"Je ne veux pas être Tanguy"

Estelle, elle, a 26 ans. "Je suis Asperger. C'est un handicap social." Estelle explique qu'elle n'arrive pas à décoder les expressions du visage, le sous-texte des conversations, les relations sociales sont, pour elle, compliquées et pourtant : "J'ai un travail, j'ai un appartement, je vis seule, loin de mes parents". Et elle en est fière, elle qui ne veut pas "être un poids" pour ses parents, "Je ne veux pas être Tanguy". 

Estelle, 26 ans, est autiste Asperger.

Très autonome, la jeune femme a tout de même besoin d'aide parfois pour ses courses, pour prendre des rendez-vous : "Contacter des gens que je ne connais pas, ça peut être très compliqué." Une aide qu'elle trouve à la Maison du parc de Royat

Un entraînement à la vie quotidienne

La structure propose six places d'accueil à la journée, dans un appartement comme un autre, au dernier étage d'une résidence de Royat. Dans chaque pièce, et notamment la cuisine tout est étiqueté. Le moindre ustensile ou ingrédients est en photo sur les placards. Des repères pour ces jeunes autistes qui apprennent ici à gagner en autonomie

Laëtitia Socat, la chef de service de la Maison du parc à Royat. - Radio France
Laëtitia Socat, la chef de service de la Maison du parc à Royat. © Radio France - Juliette Micheneau

Découverte de la maison du parc avec sa chef de service Laëtitia Socat.

La Maison du parc accompagne aussi ces jeunes vers l'emploi. Sur 15 adultes accompagnés, 13 ont décroché un contrat dans l'informatique, la logistique, etc. C'est comme ça qu'Estelle a trouvé un contrat d'apprentissage en tant que prothésiste dentaire. 

Un accompagnement à l'insertion sociale et professionnelle qui va être renforcé avec un Samsah, un Service d'accompagnement médico-social pour adultes handicapés mais à crédit constant. Les financeurs publiques ont demandé à la Maison du parc de choisir. Elle a dû fermer en décembre dernier sa structure qui accueillait des jeunes en séjours de répit. Une offre qui manque cruellement aux familles.