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Plan contre le "séparatisme islamiste" : les responsables du culte musulman nîmois mitigés

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Par , France Bleu Gard Lozère

Emmanuel Macron a dévoilé ce mardi à Mulhouse (Haut-Rhin) ses premières mesures pour lutter contre le "séparatisme islamiste". Parmi les solutions citées, la limitation des imams détachés, et la fermeture d'écoles de langue étrangères. Les responsables musulmans de Nîmes réagissent.

Illustration
Illustration © Maxppp - Jean-Baptiste Quentin

"Le séparatisme islamiste qui détourne une religion est incompatible avec la République" s'est exprimé ce mardi Emmanuel Macron, à Mulhouse. Le président de la République y a dévoilé un plan pour limiter le communautarisme

Deux mesures marquantes ont été détaillées. Pour France Bleu Gard-Lozère, les responsables du culte musulman à Nîmes ont accepté de réagir aux propos du président de la république.

1) Réduction drastique des imams détachés

Le premier axe du gouvernement vise à réduire l'influence étrangère sur la foi des musulmans français, en limitant drastiquement l'arrivée des imams venus de l'étranger

"C'est une bonne chose" réagit l'imam Hocine Drouiche, qui prêche dans la mosquée de la rue Nationale, à Nîmes. "Le risque, c'est l'arrivée d'imams jugés trop radicaux par leur propre pays, et nous le signalons depuis bien longtemps. 70% des imams n'ont aucun diplôme de théologie sur notre sol" affirme l'imam Drouiche. 

En France, il existe deux "écoles d'imams", l'une à la Grande Mosquée de Paris, la seconde en Bourgogne.

2) Le financement des mosquées

Emmanuel Macron pointe également du doigt une opacité quand au financement pour la construction et l'entretien des lieux de culte musulmans. 

"Je trouve cette inquiétude un peu hypocrite" réagit Abdallah Zekri,  Président de l'Observatoire National contre l'islamophobie au CFCM (conseil français du culte musulman). Pour ce dernier, il est urgent de cesser de fantasmer le financement des mosquées.

_"La mosquée de la paix à Nîmes, où je suis vice président, a été financée avec les dons des fidèles gardois - c'est donc de l'argent Français."  Et d'ajouter : "Il est vrai qu'il y a aussi de l'argent étranger_, de l'Algérie ou l'Arabie Saoudite. L'argent est viré dans les banques françaises, on connait donc l'entremetteur et le destinataire, depuis toujours. Le président n'est donc pas au courant du déroulement des choses ?"

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