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Société

Plan hivernal : la vigilance "temps froid" déclenchée en Seine-Maritime

lundi 28 novembre 2016 à 17:06 - Mis à jour le mardi 29 novembre 2016 à 12:05 Par la rédaction, France Bleu Normandie (Seine-Maritime - Eure) et France Bleu

La préfecture de Seine-Maritime annonce ce lundi le déclenchement du niveau de vigilance "temps froid" dans le cadre du plan grand froid. En clair : des places d'hébergement supplémentaires sont mises à disposition dès ce lundi soir à Rouen, au Havre, à Dieppe et à Elbeuf.

Le niveau de vigilance "temps froid" déclenché en Seine-Maritime (illustration).
Le niveau de vigilance "temps froid" déclenché en Seine-Maritime (illustration). © AFP - JOEL SAGET

Seine-Maritime, France

Dès ce lundi soir des places hôtelières supplémentaires sont mises à disposition à Rouen, au Havre, à Dieppe et à Elbeuf. A Rouen, à partir de mardi 17h, le foyer Colette Yver (199, rue Albert Dupuis) sera ouvert pour l'accueil des femmes, familles et enfants. Le niveau de vigilance "temps froid" vient d'être déclenché par la préfecture de Seine-Maritime ce lundi. En cause : la saturation des places d'hébergement d'urgence et les prévisions météorologiques des prochains jours.

Trois niveaux de vigilance

La veille hivernale s'organise autour de trois niveaux de vigilance météorologique. Le niveau "temps froid" est déclenché quand la température ressentie est comprise entre -5 et -10°C et lorsque la température maximum ressentie est négative ou nulle. Selon Météo France, en Seine-Maritime les températures ne dépasseront pas les 5°C jusqu'à mercredi. Lorsque les températures descendent encore, on passe au niveau "grand froid" puis "froid extrême".

De plus en plus de jeunes dans la rue

Ce lundi soir, Nicole Klein, la prefète de Seine-Maritime et de Normandie, a assisté à une distribution de nourriture organisée par l'association l'Autobus, le samu social de Rouen. Depuis 23 ans, les benevoles proposent une aide matérielle et psychologique aux sans-abris et mal logés. Du 1er au novembre au 31 mars, elle distribue de la nourriture tous les soirs de la semaine à trois endroits de la ville. Chaque soir, environ 100 repas sont servis. Parfois plus.

Parmi les bénéficiaires, de plus en plus de jeunes, comme l'explique Dominique Lassené, la présidente de l'association : "Il y en a qui ont à peine 18 ans. C'est terrible, ça nous rend affreusement tristes. Certains nous racontent qu'ils sont mis à la porte le lendemain de leur anniversaire. Je ne comprends pas comment on peut laisser son gamin dans la rue."

Pour ces jeunes, Dominique c'est la "Mama", leur mère de substitution. Une mère qui leur apporte du réconfort et une oreille attentive mais qui ne peut pas tout. "Mama elle est géniale", explique Cheik. "Mais c'est pas Mama le problème, le problème c'est le 115 !" Ce jeune d'une vingtaine d'années vient de passer quatre nuits de suite dans la rue, faute d'une place en accueil d'urgence.

Ce sont des accidentés de la vie qui ont basculé d'un rien"

Des jeunes désemparés, Gilles en voit tous les soirs. Ce quadragénaire vit dans la rue depuis deux mois. la journée, il suit des études dans un lycée de Canteleu. Le soir, il va aux urgences. "Là-bas, ils acceptent ceux qui sont sobres. Et bien souvent, je passe la nuit avec des gamins. Ca me dérange de me dire qu'autant de jeunes vivent dans la rue."

Autant de situations qui touchent la prefète, Nicole Klein. "On se rend compte de la fragilité de la vie sociale. ce sont des accidentés de la vie qui ont basculé d'un rien : la perte d'un travail, une maladie, un divorce, etc." La prefète qui assure que le lien entre l'État et ces cabossés de la vie doit toujours être maintenu pour faire reculer cette précarité.