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Société

Plan Pauvreté : "Nous accueillons des gens au bord du précipice" souligne le Secours Populaire de la Mayenne

mercredi 12 septembre 2018 à 17:55 Par Germain Treille, France Bleu Mayenne

Emmanuel Macron dévoile, ce jeudi 13 septembre, son plan de lutte contre la pauvreté qui devrait tourner autour de deux priorités : la prévention de la pauvreté dès le plus jeune âge et l'accompagnement vers l'emploi. Entretien avec Gilles Leboisne, le responsable du Secours Populaire mayennais.

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Les mesures de lutte contre la pauvreté étaient attendues en juillet dernier mais le chef de l'Etat avait décidé au dernier moment de les reporter, provoquant la déception des acteurs du secteur. 

Ce sont des êtres humains qui méritent le respect et qui font tout pour s'en sortir", le Secours Populaire de la Mayenne

Les associations s'alarment de l'urgence de la situation dans un pays où trois millions d'enfants - un sur cinq - vivent sous le seuil de pauvreté. Au total, la proportion de la population vivant sous ce seuil (1.026 euros par mois) était de 14% en 2016, soit environ neuf millions de personnes, selon l'Insee. Parmi elles, près de 5 millions ont moins de 855 euros mensuels pour vivre.

En Mayenne, près de 600 familles vivent avec moins de 5 euros par jour. 

Le responsable de la fédération mayennaise du Secours Populaire, Gilles Leboisne, attend désormais du Président de la République autre chose que sa petite phrase sur le "pognon de dingue" des aides sociales, ce qui avait provoqué la polémique cet été : "déjà j'espère qu'il ne stigmatisera pas les gens qui sont en grande difficulté financière parce que ce sont des êtres humains qui méritent le respect afin de ne pas développer cette 'pauvrophobie', un discours qu'on entend souvent. Les gens, qui viennent chez nous, sont au bord du précipice. Ils ne peuvent plus payer leur loyer, l'électricité et leur alimentation. Ils aimeraient s'en sortir mais il y a besoin d'une vraie aide, de la formation et donc il faut de l'argent. Ils déploient toute leur énergie pour remplir le frigo. Alors dire que ce sont des assistés...Le premier problème c'est de faire 3 repas par jour, nourrir les enfants. Ils ne se croisent pas les bras en attendant de l'aide"

"Manger, ça revient cher" estime le Secours Populaire qui appelle à "entrer en résistance" contre le fléau de la précarité alimentaire. La moitié des Français, qui vivent avec des revenus mensuel inférieurs à 1.200 euros, ne sont pas en mesure de s'offrir une alimentation variée et de faire trois repas par jour.