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Société

Plan pauvreté : témoignage d'un Indrien qui vit avec 700 euros par mois

mercredi 12 septembre 2018 à 17:46 Par Sarah Tuchscherer, France Bleu Berry et France Bleu

Emmanuel Macron présentera ce jeudi son plan contre la pauvreté. Les besoins sont là : en France, neuf millions de personnes vivent avec moins de mille euros par mois. Vincent, un Castelroussin de 45 ans, en fait partie.

Brigitte Barthelet et Vincent, dans les locaux du Secours populaire à Châteauroux
Brigitte Barthelet et Vincent, dans les locaux du Secours populaire à Châteauroux © Radio France - Sarah Tuchscherer

Châteauroux, France

C'est ce jeudi que le chef de l'Etat doit présenter sa stratégie de lutte contre la pauvreté. Parmi les mesures qui pourraient être annoncées par Emmanuel Macron : l'attribution automatique du RSA, l'extension de la CMU (couverture maladie universelle) ou bien encore l'obligation de suivre une formation jusqu'à 18 ans. Les besoins, en tout cas, sont là. En France, neuf millions de personnes (dont trois millions d'enfants) vivent en dessous du seuil de pauvreté, avec moins de 1.026 euros par mois. 

Bénéficiaire et bénévole au Secours Populaire

C'est le cas de Vincent, un Castelroussin âgé de 45 ans, que France Bleu Berry a rencontré dans les locaux du Secours populaire. Vincent y est à la fois bénéficiaire et bénévole. Informaticien de formation, il fait partager son savoir au reste de l'équipe. Il vient aussi, une fois tous les quinze jours, récupérer un colis d'aide alimentaire qui lui permet de faire quelques économies sur ces dépenses en nourriture. Car Vincent vit avec 700 euros par mois, en cumulant son RSA et les aides qu'il touche pour ses deux enfants à charge. 

Les difficultés de Vincent ont commencé il y a trois ans, au décès de son épouse, épileptique. Lui qui avait arrêté de travailler pour s'occuper d'elle s'est retrouvé seul avec ses deux jeunes enfants. Il n'a pas pu faire face, après un an et demi, il est tombé en dépression. Sa première tentative de création d'entreprise a été un échec. Vincent n'a pas baissé les bras pour autant, il s'est investi dans plusieurs associations. Lui qui dit avoir été panier percé a appris à vivre sans faire d'extra : "mes priorités étant mes enfants, je remplis d'abord le frigidaire, je paie mes factures, et après je vois ce qu'il reste". Le fait d'être bénévole l'aide aussi, dit-il, à penser à autre chose qu'à ses propres difficultés. Malgré une santé fragile et un moral fluctuant, il s'est inscrit pour une formation de webmaster à la fin de l'année. C'est pour lui l'espoir d'un rebond après des années de galère. 

Les familles monoparentales particulièrement touchées

La secrétaire générale du Secours Populaire, Brigitte Barthelet, dit recevoir de nombreux bénéficiaires dont le profil ressemble à celui de Vincent : "sur les 640 familles aidées dans l'Indre, 198 sont des familles monoparentales. Souvent ce sont des femmes qui perdent leur travail parce qu'elles ne peuvent pas s'occuper de leurs enfants et assumer au niveau professionnel. Il y a aussi souvent malheureusement des cas de dépression".