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Plus d'une centaine de personnes mobilisées en Auvergne pour la défense de l'occitan

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Par , France Bleu Pays d'Auvergne

Ils étaient plus d'une centaines de personnes, mobilisées dans toute la région Auvergne ce samedi, afin de mettre en avant l'occitan et dénoncer la "politique linguicide" de l'Éducation Nationale.

Ils étaient une vingtaine ce samedi à Clermont, devant le rectorat, réunis pour défendre l'Occitan
Ils étaient une vingtaine ce samedi à Clermont, devant le rectorat, réunis pour défendre l'Occitan © Radio France - Stéphane Garcia

"Per dire que viuguèss nòstras lengas." C'est le message qu'a voulu faire passer le collectif "Pour que vivent nos langues" ce samedi avec une soixantaine de mobilisation partout en France en faveur des langues régionales. En Auvergne, ils étaient plus d'une centaine réunis sur plusieurs villes pour défendre l'occitan.

Une vingtaine à Clermont devant le rectorat, une cinquantaine au Puy devant la préfecture comme à Aurillac, rassemblés pour mettre en avant cette langue, l'Occitan, parlée par 100.000 personnes dans toute la région auvergnate, selon des études réalisées il y a trois ans. Au total ce sont deux millions de locuteurs occitan, du gascon au provençal, en passant par toutes les autres variantes de "patois locaux". 

"Un patrimoine, ça se respecte"

Le but ? Dénoncer la politique du ministre, qualifiée de "linguicide", et réclamer "l’alignement du statut des langues régionales sur celui des langues anciennes, l’ouverture de nouvelles classes immersives en maternelle et l’extension au flamand et au franco-provençal des enseignements des langues régionales dans l’école publique".

Comme l'explique Christian Bonnet, président de l’Institut d’études occitanes d’Auvergne : "Nous sommes [l'occitan] la minorité la plus importante de la France par rapport au basque, au corse, au breton, à l'alsacien... Nous représentons la moitié de la France." Avant d'ajouter : "La France, parce que jacobine, se refuse à reconnaître les langues régionales. Seulement les langues régionales ne sont même pas considérées comme faisant partie d'un patrimoine. Parce qu'un patrimoine ça s'entretient, ça se respecte et ici ce n'est pas le cas."

Cela à d'autres époques et dans d'autres contextes, ça s'est appelé de la ségrégation." ─ Christian Bonnet

"Notre souhait est de faire reconnaître la pluralité linguistique de la France. Ce n'est pas une tare d'avoir deux jambes, ça permet aux gens de marcher ! S'ils en ont qu'une, ils sont beaucoup plus gênés. Le Puy-de-Dôme : 800.000 habitants et contribuables. Nombre de poste d'enseignant en occitan, primaire/secondaire réuni : zéro ! Total ou même partiel. Ce mépris fait que quelque part, nous sommes en train de scier la deuxième jambe que nous avons la chance d'avoir. Et cela, à d'autres époques et dans d'autres contextes, ça s'est appelé de la ségrégation." 

Dans l'idéal, "Il faudrait que le coefficient des langues régionales soit le même que celui des langues anciennes", poursuit-il. Le collectif "Pour que vivent nos langues" devrait "prochainement" être reçu au Ministère de l'Éducation Nationale. 

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