Société

Pétitions et personnalités réclament l'entrée de Simone Veil au Panthéon

Par France Bleu, France Bleu dimanche 2 juillet 2017 à 12:21

Simone Veil en 1984, au Parlement européen de Strasbourg.
Simone Veil en 1984, au Parlement européen de Strasbourg. © Maxppp -

Des dizaines de milliers d'anonymes à travers des pétitions en ligne et de nombreuses personnalités demandent l'entrée au Panthéon de Simone Veil, décédée à 89 ans vendredi.

Adressée au chef de l'Etat Emmanuel Macron, plusieurs pétitions en ligne réclament l'entrée au Panthéon de Simone Veil, décédée vendredi. Sur le site change.org, la pétition lancée par l'association politiquelles dépassait les 115.000 signatures ce dimanche midi (d'autres sites proposent aussi des pétitions, comme mesopinions.com ou avaaz.org).

Des anonymes, mais aussi des personnalités de tout bord politique ont appelé à la panthéonisation de Simone Veil : François Bayrou, le président du Modem, la présidente LR de la région Île-de-France Valérie Pécresse, l'ex-ministre communiste Jean-Claude Gayssot, qui a donné son nom à une loi mémorielle de 1990 qui réprime la contestation des crimes contre l'Humanité, la militante Femen Inna Shevchenko, le président de Debout la France Nicolas Dupont-Aignan, le vice-président du FN Florian Philippot, les eurodéputés socialistes et radicaux français, etc.

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"Il ne s'agit pas ici de relations personnelles, de l'affection ou des regrets que l'on porte à l'égard d'un être, a expliqué sur Facebook, François Bayrou. Il ne s'agit même pas de cet être lui-même, avec ce qu'il a de grand et de relatif. Il s'agit d'un pays, et de son identification à une personnalité et un combat".

Actuellement seules quatre femmes reposent au Panthéon: Marie Curie, prix Nobel de physique et de chimie, les résistantes Germaine Tillion et Geneviève de Gaulle-Anthonioz, et Sophie Berthelot au côté de son époux le chimiste Marcellin Berthelot. Vendredi soir, en marge du séminaire gouvernemental à Nancy, le porte-parole du gouvernement Christophe Castaner avait affirmé qu'"il reviendrait au président de la République et au Premier ministre d'échanger d'abord avec (la) famille de (Simone Veil) parce que ce qui me paraît essentiel, c'est de savoir ce que veut aussi la famille (...). Ensuite, il y aura une réflexion".