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Société

Plus de 200 manifestants se sont assis à Besançon contre l'arrêté anti-mendicité

samedi 1 septembre 2018 à 22:19 Par Laurine Benjebria, France Bleu Besançon et France Bleu

La colère ne s'atténue pas contre l'arrêté anti-mendicité pris par la municipalité de Besançon. Au lendemain d'une modification du texte, ils étaient plus de 200 manifestants à se rassembler, assis, pour dénoncer la politique de la municipalité.

Deuxième sit-in contre l'arrêté dit anti-mendicité à Besançon ce samedi
Deuxième sit-in contre l'arrêté dit anti-mendicité à Besançon ce samedi © Radio France - Laurine Benjebria

Besançon, France

Ils étaient plus de 200 Franc-Comtois assis place Pasteur ce samedi pour dénoncer l'arrêté anti-mendicité pris en juillet puis remplacé par un texte plus édulcoré ce vendredi. Les manifestants ont souhaité pour la deuxième fois de l'été participé à un sit-in pour se faire entendre et crier leur colère contre un texte qui invisibiliserait la pauvreté selon eux.

Malgré le rétropédalage du maire bisontin ce vendredi, ils étaient nombreux à répondre présents. Vendredi, face à la polémique, Jean-Louis Fousseret a remplacé le premier arrêté datant de juillet par un autre texte où disparaît le terme de "mendicité". Une modification qui n'a pas suffi à calmer le mécontentement des opposants.

Dans la foule compacte ce samedi, tous crient au scandale. Ils voient en l'arrêté une manière de rendre invisible la mendicité, la pauvreté et de gentrifier le centre-ville. 

  - Radio France
© Radio France - Laurine Benjebria

Le nouveau texte pour eux n'est qu'une modification superficielle, qui ne change rien : "il y a juste un mot qui a été enlevé, ça ne change rien sur le fond" assure Sylvette. 

Un effet de communication, "une manipulation" s'écrit un manifestant, pancarte à la main. Les manifestants partagent les mêmes sentiments : colère et incompréhension. 

Debout contre un mur, Samia ne parvient pas à décolérer. En 2014, elle avait voté pour Jean-Louis Fousseret lors des dernières élections municipales alors, depuis qu'elle a pris connaissance de l'arrêté, elle n'en revient pas : "La politique mise en place depuis quelques temps par le maire est droitière et on n'a pas voté pour ça".

  - Radio France
© Radio France - Laurine Benjebria
  - Radio France
© Radio France - Laurine Benjebria

Les manifestants farouchement opposés au nouvel arrêté

La Ligue des Droits de l'Homme poursuit elle aussi son combat, mais cette fois juridique. Dès la fin de l'été, elle a fait savoir qu'elle déposerait un recours au Tribunal administratif de Besançon contre le premier texte. Elle compte bien en déposer un contre le second dans les prochaines semaines. La section bisontine doit donc lui renvoyer le nouvel arrêté pour que les avocats de la Ligue penchent dessus.

En ligne de mire, l'aspect juridique du texte. La LDH dénonce un excès de pouvoir. "C'est un excès de pouvoir que d'interdire la consommation d'alcool, la position debout, allongée, le regroupement... Le maire n'a pas à prendre ce genre de décision sauf s'il y a vraiment danger pour l'ordre public" explique la présidente de la section bisontine de la LDH, Pascale Kopp. Cette retraitée doute d'ailleurs que la mendicité représente un danger, mais admet que dans certaines situations cela peut être une gêne pour les commerçants et riverains.

La Ligue a désormais deux mois pour déposer son recours auprès du Tribunal administratif.

Pascale Kopp, présidente de la section bisontine de Ligue des Droits de l'Homme