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Société

Plus de 200 personnes rassemblées à Béziers contre l'interdiction de la corrida aux mineurs de moins de 16 ans

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Par , France Bleu Hérault

Des habitants de Béziers (Hérault) et des amateurs de tauromachie se sont réunis samedi 19 octobre devant les arènes de la ville pour montrer leur opposition à un projet de loi qui vise à interdire la corrida aux enfants de moins de 16 ans. Au moins 200 personnes y ont participé.

Des aficionados de tout le sud de la France étaient à Béziers pour s'opposer à l'interdiction de la corrida pour les mineurs de moins de 16 ans.
Des aficionados de tout le sud de la France étaient à Béziers pour s'opposer à l'interdiction de la corrida pour les mineurs de moins de 16 ans. © Radio France - Elena Louazon

Béziers, France

"Corrida pour tous", "Touche pas à mes passions". Les défenseurs de la tauromachie, rassemblés samedi 19 octobre devant les arènes de Béziers, ont emprunté au vocabulaire des luttes sociales pour s'opposer à la proposition de loi qui vise à interdire la corrida aux mineurs de moins de 16 ans. 

Ils étaient au moins 200 réunis en fin de matinée pour brandir affiches et banderoles, et écouter les prises de parole de différentes associations et personnalités politiques, notamment le maire de Béziers, Robert Ménard et son épouse, la députée de l'Hérault Emmanuelle Ménard.

Le sentiment de défendre un patrimoine

La fédération des clubs taurins, à l'origine de ce rassemblement, récuse l'idée selon laquelle la tauromachie pourrait créer un traumatisme chez les enfants. "Moi je viens aux arènes depuis l'âge de 6 ans, mes enfants sont allés aux arènes toute leur vie, ils sont devenus docteur et pompiers, ils ne sont pas plus traumatisés que ça et moi non plus", défend Pascal Lopez, le directeur de l'école taurine de Béziers. Lui est venu défendre la survie de son école, mais aussi la possibilité pour les enfants de découvrir la tauromachie. "

À 2 mois, Raphaël Ladet, 22 ans aujourd'hui, a assisté à sa première corrida. "Et depuis je ne rate aucune occasion de vivre ça avec ma famille et mes amis, explique fièrement le jeune homme, membre du collectif "Touche pas à mes passions". Les taureaux font partie intégrante de ma vie et de mon mode de vie. _Ce sont des valeurs que les gens ne voient pas_, ces échanges familiaux, amicaux, cette convivialité", défend-il.

Dans la foule, cette proposition de loi est vécue comme une attaque contre la culture régionale. Patrice Sifflet, de l'association esprit du sud 34, une association qui défend "la culture des terroirs" y voit une loi "liberticide". "On est venus défendre nos traditions mais aussi nos libertés, explique-t-il. Ce projet de loi, c'est interdire aux parents leurs responsabilités. C'est à eux de décider si leurs enfants peuvent aller à la crèche, à l'arène, ou à la piscine. Je ne vois pas pourquoi les députés prendraient la responsabilité de ce que doivent faire les enfants". 

Tous se disent prêts à poursuivre le combat "tant qu'il le faudra", une semaine avant Béziers, 700 personnes s'étaient rassemblées à Dax, dans les Landes, en brandissant déjà la main rose du collectif "Touche pas à mes passions".

  - Radio France
© Radio France - Elena Louazon
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