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CARTE - Canicule : 78 départements en vigilance orange
Société

Plus de 230 armes saisies en un mois à l'entrée du palais de justice de Grenoble

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Par , France Bleu Isère, France Bleu

Couteaux, Opinel, cutters et autres tournevis sont strictement interdits dans l'enceinte du palais de justice de Grenoble. Avant, ces armes étaient confisquées, puis remises à leurs propriétaires. Depuis un mois, ces armes sont systématiquement détruites.

Sonia Bechkoff, directrice des services communs du palais de justice, et Eric Vaillant, procureur de la république de Grenoble, ont présenté un nouveau dispositif de contrôles.
Sonia Bechkoff, directrice des services communs du palais de justice, et Eric Vaillant, procureur de la république de Grenoble, ont présenté un nouveau dispositif de contrôles. © Radio France - Justine Dincher

Grenoble, France

"Comme quand on va à l'aéroport, on ne va pas au tribunal avec une arme !" C'est le leitmotiv du procureur de la République de Grenoble, Eric Vaillant, qui a présenté un nouveau dispositif de contrôles à l'entrée du palais de justice. Depuis le 24 avril, si une personne se présente avec une arme, cette dernière est systématiquement saisie et détruite. La personne écope toujours, au minimum, d'un rappel à la loi. Ainsi, depuis un mois, 230 armes ont été confisquées, soit en moyenne 13 chaque jour.

Couteau, cutter, poing américain et pavé

Il y a les armes auxquelles tout le monde pense, comme "les couteaux à cran d'arrêt, les poings américains et tous les couteaux avec une lame importante". "Et puis, il y a toutes les armes par destination, c'est-à-dire les Opinel, les couteaux suisses ou les bombes lacrymogènes", explique Sonia Bechkoff, chargée de la sûreté dans le bâtiment. 

Si les saisies d'arme à feu sont extrêmement rares à l'entrée du palais de justice, la directrice des services communs se souvient d'un visiteur qui s'est présenté à l'accueil, il y a quelques années, avec... un pavé.

Quelques exemples d'armes saisies à l'entrée du palais de justice de Grenoble. - Radio France
Quelques exemples d'armes saisies à l'entrée du palais de justice de Grenoble. © Radio France - Justine Dincher

Un rappel à la loi, au minimum

Le procureur de la République de Grenoble prône la "tolérance zéro" à l'égard de ceux qui se présentent avec une arme. "Je ne comprends pas qu'on puisse avoir l'idée de venir au palais de justice avec une arme dans ses bagages ou sur soi", commente Éric Vaillant qui rappelle que "porter une arme blanche sans motif légitime en dehors de chez soi est une infraction, et même un délit passible d'un an d'emprisonnement et de 15.000 euros d'amende".

"J'ai décidé qu'il n'y aurait plus d'armes au palais de justice" — Éric Vaillant

Alors qu'avant elles étaient remises aux propriétaires à la sortie du tribunal, ces armes sont désormais systématiquement saisies et détruites. "Ces personnes (porteuses d'une arme) font en plus l'objet : soit d'un rappel à la loi écrit si le contrôle se déroule bien et qu'il s'agit d'une petite arme de type Opinel, soit d'un rappel à la loi par un délégué du procureur si c'est une arme plus sophistiquée, soit d'un placement en garde à vue et des poursuites devant le tribunal correctionnel si l'arme est importante et/ou si le contrôle se passe mal parce que la personne est agressive", détaille le procureur de la République. 

Sur les 230 saisies effectuées depuis un mois, six font l'objet d'un recours de la part des propriétaires qui souhaitent récupérer leurs biens. 

Des grandes affiches ont été placardées à l'entrée du palais de justice de Grenoble. - Radio France
Des grandes affiches ont été placardées à l'entrée du palais de justice de Grenoble. © Radio France - Justine Dincher