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Société

Dans les Landes, la prise en charge des femmes victimes de violences progresse

mercredi 7 mars 2018 à 21:50 Par Valérie Mosnier, France Bleu Gascogne

Dans les Landes, sur une année, les violences sexuelles et physiques sont en hausse. Une augmentation qui s'explique par la libération de la parole des victimes auprès des gendarmes et des policiers, ainsi que par une meilleure prise en charge.

Dans les Landes aussi, la parole des victimes de violences conjugales ou sexuelles se libère
Dans les Landes aussi, la parole des victimes de violences conjugales ou sexuelles se libère © Maxppp - Pierre Heckler

Landes, France

D'après les chiffres communiqués par la préfecture des Landes à France Bleu Gascogne, le nombre de violences sexuelles a aussi augmenté d'un peu plus de 15% entre 2016 et 2017, passant de 183 cas signalés aux services de police et de gendarmerie à 213 en 2017. Dans le détail, le nombre de viols est en baisse en revanche celui concernant les harcèlements sexuels et les agressions sexuelles augmente fortement passant de 65 à 90 faits constatés en un an en zone gendarmerie et de 28 à 40 en zone police. 

Au commissariat de Mont-de-Marsan, comme à Dax d'ailleurs, il existe une Brigade de Protection des Familles. Dans la préfecture landaise, quatre fonctionnaires prennent en charge notamment ces victimes de violences sexuelles. Selon eux, il n'y as pas plus de faits de violences, mais surtout des victimes qui osent de plus en plus parler. Elles ont plus de facilité à se confier, explique le Brigadier Agrebi, dans le sens où avant on avait ces femmes là, qui pouvaient venir solliciter un renseignement, une aide, mais qui n'étaient pas forcément prêtes dans la démarche du dépôt de plainte." Depuis le début des années 2000, il n'y a plus besoin de porter plainte pour lancer une enquête, une déposition suffit  et puis il y  le rôle des associations rajoute le Brigadier Agrebi : "Ce sont des associations, ce n'est pas pénal, donc les femmes vont , dans une grande majorité, avoir davantage tendance à se renseigner et une partie vient accompagner de ces personnels là. _Elles se sentent rassurées parce qu'on leur a expliqué un cheminement._"

L'équipe montoise de la Brigade de Protection des Familles,  est composée de trois femmes et un homme. Aucun ne porte l'uniforme pour mettre la victime en confiance. Tous ont suivi des formations. Le fait d'être une femme peut être un avantage quand une femme à besoin de se confier, mais "il y a des victimes à qui le sexe de l'enquêteur ne pose aucune difficulté. Par contre, sur le peu de cas, parce que nous n'en avons pas énormément, contrairement à ce que les gens pensent, des femmes mal à l'aise avec un interlocuteur masculin, ou vice-versa, il y a cette opportunité quand on sent que la parole n'est pas libérée. Et puis il y  aussi une question de feeling" explique le Brigadier Agrebi. 

Les violences conjugales toujours tabou

Le nombre de violences physiques, qui regroupe les bagarres et les violences intra-familiales - et notamment les violences conjugales -  est en hausse en 2017 dans les Landes. Une hausse de plus de 10%. Mais cela ne signifie toutefois pas forcément que la violence, réelle, a progressé.

Depuis plus de dix ans, le Centre d'Information des Droits des Femmes et des Familles est LE référent pour les violences conjugales dans le département. Les violences au sein du couple représentent 39% de l'activité, en moyenne, le CIDFF prend en charge 300 à 350 nouveaux cas chaque année. "Ce n'est pas une problématique réservée aux grande villes, explique Martine Tapin, la directrice, le milieu rural aussi connaît cette problématique".

Elle aussi constate une libération de la parole et une véritable prise de conscience depuis plusieurs années des politiques publiques : "Il y a eu des avancées dans la loi, dans les structures, dans la communication, dans les campagnes pour briser ce silence, et tout le travail de prévention... On a amélioré beaucoup de choses, mais ce n'est pas suffisant ! Une fois qu'on a libérer la parole, il faut pouvoir accompagner ces femmes,  et il faut des moyens financiers plus importants pour arriver à leur autonomie." Actuellement, l'association emploie huit personnes dont deux juristes, deux conseillères en insertion, une conseillère en image et deux chargées d'accueil. 

Parmi les missions du CIDFF, il y a aussi la coordination des différents acteurs qui interviennent dans la prise en charge des victimes de violences conjugales. C'est à ce titre que Martine Tapin intervient, ce jeudi, au Centre Hospitalier de Dax aux côtés notamment des professionnels de santé : "C'est compliqué parfois d'aller chez son médecin, qui est souvent le médecin traitant du couple. Donc, on se retourne vers le service des urgences des hôpitaux. A Dax, on est en train de faire un petit CAUVA (comme à Bordeaux) : _un lieu où sont reçues toutes les victimes et où il y a toute une équipe pluridisciplinaire_, médecins, infirmières, assistantes sociales, psychologues, psychiatres, juristes... Toute l'évaluation dont elles ont besoin, quand elles sont en grande difficulté et qu'elles veulent déposer plainte."

Permanences du CIDFF

  • Antenne de Mont-de-Marsan : Résidence La Douze, 181 rue Renée Darriet, du lundi au vendredi de 9H30 à 12H et de 13H30 à 17H30. Rendez-vous au 05.58.46.41.43
  • Antenne de Saint-Paul-lès-Dax : Résidence Metges, 112 avenue de la Résistance du lundi au jeudi de 9H30 à 12H et de 13H30 à 17H30. Rendez-vous au 05.58.91.57.51 - cidff.stpaul@orange.fr
  • Aire-sur-l'Adour : Maison de Services au Public le mardi après-midi. Rendez-vous au 05.58.46.41.43
  • Biscarrosse : centre Administratif, le 1er jeudi de chaque mois, le matin. Rendez-vous au 05.58.46.41.43
  • Capbreton : Point Info Famille à l'Escale Info, le mercredi matin. Rendez-vous au 05.58.91.57.51
  • Dax : Marché des Familles, le jeudi après-midi
  • Labouheyre : Maison des Services, le 1er et le 3e jeudi de chaque mois, l'après-midi. Rendez-vous au 05.58.46.41.43
  • Mont-de-Marsan : Plateforme Sociale, le mardi matin, les semaines paires
  • Mont-de-Marsan / Peyrouat : Point Info RAS. Rendez-vous au 05.58.46.41.43
  • Mimizan : Centre Médico-Social, le 2e et le 4e jeudi de chaque mois. Rendez-vous au 05.58.46.41.43
  • Parentis-en-Born : Point Info Famille, le 2e et le 4e jeudi de chaque mois, le matin. Rendez-vous au 05.58.46.41.43
  • Rion-des-Landes : Maison de Services au Public, sur rendez-vous au 05.58.46.41.43

Un numéro départemental dédié 

Un numéro vert départemental "Femmes Violences Ecoute" existe pour libérer la parole des victimes et de leurs proches. Il est confidentiel, gratuit et anonyme : 0 800 436 703.